Grand Est : succès fulgurant pour la deuxième édition de l’opération "1.000 boîtiers bioéthanol à 1 euro"

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Écrit par Astrid Servent

Lancée le 1er avril dernier, l’opération "1.000 boîtiers bioéthanol à 1 euro" par la Région Grand Est est déjà bouclée. En une semaine, tous les boîtiers ont trouvé leur capot, preuve que l'intérêt pour le biocarburant se développe dans la grande région.

C’est un petit boîtier qui n’a l’air de rien mais il permet de réduire son budget essence de 40% tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre. Pour la deuxième année consécutive, la Région Grand Est lançait le 1er avril 2021 l’opération " 1.000 boîtiers bioéthanol à 1 euro ".

L’an passé, cette opération avait remporté un vif succès : le millier de boîtiers avait été raflé en quinze jours. Cette année, elle bat le record : une semaine a suffit pour que chaque boîtier trouve preneur.

Mode d'emploi

Pour bénéficier de cette aide, il fallait disposer d’une résidence principale dans le Grand Est et être propriétaire d’un véhicule immatriculé dans l’un des 10 départements de la grande région. Le particulier devait ensuite se rendre chez l’un des 172 garagistes habilités et implantés dans le Grand Est.

Axel Godard, chef d’atelier chez MPO Pneu Point S à Brumath était l’un d’entre eux. Il explique : " Le client n’avait rien à faire si ce n’est venir nous voir avec un justificatif de domicile datant de moins de six mois et sa carte crise. Nous signions ensemble un mandat stipulant qu’il nous confiait le dossier. C’est nous remplissions la demande d’aide en ligne en y joignant la photocopie des pièces justificatives, l’homologation du boîtier et le devis ". 

Axel Godard précise qu'actuellement " 95% des véhicules en circulation sont éligibles à l’installation de ce type de dispositif. En revanche pour les véhicules datant d’avant 2.000, c’est impossible d’installer ces boîtiers ".

Deux à trois heures d'installation sont ensuite nécessaires pour que le garagiste fasse son office : " Pour des voitures 4 cylindres, en injection indirecte, ça peut aller assez vite. Pour des véhicules plus conséquents avec injection directe, c’est un peu plus compliqué et ça prend plus de temps". 

Une opération éclair

L’an passé, pour l’opération " 1.000 boitiers à 1 euro ", son garage avait instruit une quinzaine de dossiers en moins de deux semaines. Pour cette deuxième édition, les coups de fils ont afflué dès le 1er avril. Pas étonnant pour Axel Godard  : "Il faut dire qu’un boîtier bioéthanol homologué et installé, sans aide de la Région, coûte environ 900 euros. A un euro, c’est plus qu’une aide, c’est un très beau cadeau".

Philippe Mangin, vice-président de la Région Grand Est en charge de la bioéconomie, de l'agroalimentaire et des bioénergies confirme : " Tout est parti en moins d'une semaine ! Premier inscrit, premier servi, c'était le principe. Il n'y avait aucun critère de revenu". Il reconnait que les garagistes de proximité ont joué un grand rôle dans le succès de l'opération : "Ils ont permis de faciliter la mise en route des dossiers".

Concernant, le profil des usagers qui ont pu bénéficier de cette aide, l'élu est satisfait : "Ce sont des plutôt des familles au budget moyen. C'est exactement la cible que nous souhaitions aider".

Des stations de plus en plus intéressées par le bioéthanol

"Au tout début, seuls Leclerc et Total proposaient du bioéthanol à la pompe", explique Philippe Mangin, "mais depuis quinze mois, on constate que l'intérêt pour ce biocarburant ne cesse de croître". Le Grand Est comptabilise pour l'instant 250 stations dotées de bioéthanol, soit 10% du réseau national. La région est en léger retard par rapport aux deux chefs de file que sont les régions Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En revanche, le Grand Est est la première productrice d'éthanol provenant essentiellement des usines de Champagne et d'Alsace. Vu l'engouement actuel, Philippe Mangin, confie réfléchir avec l'ensemble des élus à une certification de ce carburant. Un produit local au service d'une économie circulaire.