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“Il est plus épanoui que jamais”, se réjouit le père du tennisman alsacien Pierre-Hugues Herbert

Pierre-Hugues Herbert peut serrer le poing. L'Alsacien a signé mercredi 17 avril à Monte-Carlo l'une des meilleures performances en simple de sa carrière contre le Japonais Kei Nishikori (victoire 7-5 6-4). / © Jean-François Ottonello, Maxppp
Pierre-Hugues Herbert peut serrer le poing. L'Alsacien a signé mercredi 17 avril à Monte-Carlo l'une des meilleures performances en simple de sa carrière contre le Japonais Kei Nishikori (victoire 7-5 6-4). / © Jean-François Ottonello, Maxppp

En lice ce jeudi face au Croate Borna Coric pour une place en quart de finale du Masters de Monte Carlo en tennis, Pierre-Hugues Herbert s'épanouit plus que jamais en simple. Tout sauf une surprise pour le père et entraîneur du Strasbourgeois, Jean-Roch Herbert.

Par Loic Schaeffer

Ce n'est pas tous les jours que l'on bat le sixième joueur mondial, et même si cela ne reste qu'un deuxième tour, la tendance se confirme: le tennisman alsacien Pierre-Hugues Herbert, déjà connu pour ses exploits en double, semble avoir franchi un cap cette saison en simple. 

Qualifié pour les huitièmes de finale du Masters 1.000 de Monte-Carlo après avoir battu mercredi 17 avril le sixième joueur mondial Kei Nishikori (7-5 6-4), le Strasbourgeois tentera en fin d'après-midi ce jeudi 18 avril face à Borna Coric de se hisser en quart de finale de ce type de tournoi pour la première fois de sa carrière


Vainqueur des quatre Grands chelems en double

Son père et entraîneur, Jean-Roch Herbert, qui suit son poulain sur la terre battue monégasque, s'en réjouit mais ne s'étonne pas plus que ça des performances en simple du tennisman tricolore: "Cette année, il a décidé de se focaliser sur le simple. Pour lui, c'est tout nouveau. Ca lui permet d'économiser de l'énergie, car jouer en simple et en double en parallèle dans un même tournoi c'est parfois compliqué", estime-t-il, le pensant capable désormais de titiller régulièrement les tout meilleurs.
 
En janvier, Pierre-Hugues Herbert (à droite) remportait l'Open d'Australie en double avec son ami Nicolas Mahut, son dernier titre. / © Elizabeth Xue Bai, Maxppp
En janvier, Pierre-Hugues Herbert (à droite) remportait l'Open d'Australie en double avec son ami Nicolas Mahut, son dernier titre. / © Elizabeth Xue Bai, Maxppp

Mettre le double entre parenthèses est un sacré pari pour le joueur de 28 ans. Vainqueur entre autres des quatre tournois du Grand chelem, avec son compère Nicolas Mahut, l'Alsacien a pourtant fait le choix de sortir de sa zone de confort. Et c'est tout à son honneur, lui que l'on réduit souvent à un joueur d'attaque, à l'aise uniquement sur des surfaces plus rapides, comme le dur ou le gazon. 


"Ces raccourcis, un truc de journalistes"

"Ces raccourcis, c'est un truc de journalistes ça, s'agace un peu son père. Pierre-Hugues a toujours su faire plein de trucs sur un court, notamment sur terre battue. Pour moi, c'est même sa meilleure surface, et ce depuis qu'il est tout jeune", ajoute-t-il, satisfait de voir son fiston crever l'écran. 

Au-delà des résultats bruts, ce qui réjouit le paternel, c'est avant tout de voir son fils si rayonnant. "Parfois, il s'énerve encore parce que les performances ne viennent pas aussi vite qu'il le voudrait, confie son père. Malgré tout, je le sens extrêmement épanoui depuis quelques mois. Il s'éclate vraiment et c'est le plus important."

Depuis septembre 2018, le tennisman strasbourgeois a remporté trois matches contre des joueurs classés dans le top 20, soit autant que durant toute sa carrière avant cette période. Vu le tempérament et la soif de vaincre du bonhomme, on peut compter sur P2H pour continuer à améliorer son total. Et puis, si l'envie lui revient de regoûter aux joies d'une victoire en Grand chelem en double, personne n'y trouvera rien  à y redire.
 

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