Les centres équestres se confinent pour éviter la rhinopneumonie équine, mortelle pour les chevaux

Partie d'Espagne, la rhinopneumonie équine menace de mort les chevaux. Elle n'a pas encore atteint l'Alsace, et les centres équestres de la région croisent les doigts en prenant toutes les précautions nécessaires. Jusqu'au 28 mars, toutes les rencontres hippiques sont suspendues.

Les chevaux peuvent mourir de la rhinopneumonie équine, non-transmissible à l'être humain.
Les chevaux peuvent mourir de la rhinopneumonie équine, non-transmissible à l'être humain. © Isabelle Michel, France Télévisions

Après le coronavirus, voilà la rhinopneumonie équine. Au moins, celle-ci n'est pas censée être transmissible aux êtres humains. Partie d'Espagne, cette maladie est très contagieuse - et mortelle - pour les chevaux. Elle n'a pas encore atteint l'Alsace, et dans les centres équestres, on touche du bois.

Au club hippique du Waldhof, à La Wantzenau (Bas-Rhin), ce lundi 8 mars 2021, le président Marc Di Michele évoque une double peine. "Comme tous les clubs sportifs, on est limité dans nos activités par le couvre-feu. On ne peut pas organiser de compétitions en amateur à cause du covid. Et en plus, on a cette épidémie qui touche les chevaux et qui nous impose de laisser les clubs fermés en attendant que la situation se régule."
 


"À ce stade, la situation est sérieuse, mais il ne faut pas non plus dramatiser. C'est un peu comme le covid, en dehors du cluster en Espagne, je pense que la situation semble sous contrôle. Les clubs font ce qu'il faut, les chevaux restent dans les écuries et ne circulent plus."

"C'est à l'image du confinement : de temps en temps, les chevaux sortaient faire des leçons, des stages, des compétitions... tout ça, c'est terminé. Alors on va attendre, et on verra ensuite comme ça évolue. Avec les grandes compétitions qui devraient avoir lieu en avril : on verra si c'est toujours compliqué..."

 

À l'abri dans son box, ce cheval n'ira pas se contaminer dans d'autres centres équestres.
À l'abri dans son box, ce cheval n'ira pas se contaminer dans d'autres centres équestres. © Isabelle Michel, France Télévisions


Un vaccin existe, mais il semble avoir du mal à traiter cette souche d'épidémie particulièrement virulente. De plus, il n'est pas obligatoire pour les chevaux d'enseignement (qu'on trouve dans les centres équestres) ou ceux des particuliers (s'ils ne font pas de compétitions).

En conséquence, toutes les compétitions hippiques sont suspendues, au moins jusqu'au dimanche 28 mars, et ce en France comme à l'international. Il est impératif que les chevaux ne se croisent plus.
 

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