Séismes dans l'Eurométropole de Strasbourg : 300 demandes d'indemnisation enregistrées

Alors qu'une nouvelle série de séismes a secoué l'agglomération strasbourgeoise au début du mois de décembre, la société Fonroche, exploitant du chantier de géothermie profonde de Reichstett (Bas-Rhin) annonce avoir pris en compte 300 demandes d'indemnisations. 

L'enregistrement de la secousse du 4 décembre 2020 par le Renass (Réseau National de Surveillance Sismique) de l' Université de Strasbourg.
L'enregistrement de la secousse du 4 décembre 2020 par le Renass (Réseau National de Surveillance Sismique) de l' Université de Strasbourg. © JM Loos / Maxppp

 "Aujourd'hui, la priorité absolue c'est la sécurité" : les mots viennent du directeur de Fonroche Géothermie, Jean-Philippe Soulé, quelques jours après la mise à l'arrêt du chantier de Reichstett (Bas-Rhin), pointé du doigt comme responsable des mouvements de terrain ressentis dans l'Eurométropole. Les derniers remontent au 4 décembre 2020 avec la plus forte intensité enregistrée jusque là, évaluée à 3,5 sur l'échelle de Richter. Une semaine après cette mise à l'arrêt, l'entreprise annonce avoir pris en compte 300 demandes d'indemnisation liées à des dégâts matériels constatés par les habitants.  "L'objectif est qu'en un mois, les dossiers les plus urgents soient traités et que l'ensemble soit soldé en deux mois", a précisé Jean-Philippe Soulé, précisant qu'ils s'agissait en grande majorité de "dégâts cosmétiques".

Fonroche Géothermie annonce également mener des recherches pour comprendre les causes d'un phénomène que son directeur qualifie d'"anormal" et qui ne s'est, selon lui, "jamais produit dans des circonstances similaires". "C'est un enjeu pour toute la filière", avertit Jean-Philippe Soulé qui a créé un groupe de travail avec l'association française des professionnels de la géothermie (AFPG) qui pourrait être étendu à l'échelle de l'Union européenne.

Ces travaux seront mis à profit par l'entreprise en vue de futurs projets. Car malgré l'arrêt définitif, sur décision de la préfecture, de la centrale de Reichstett et la suspension de trois autres projets menés dans l'Eurométropole, l'industriel compte bien poursuivre son activité ailleurs. Mais il faut, avant, comprendre les raisons des séismes. "Prenez n'importe quelle activité industrielle, l'aviation par exemple, on n'aurait jamais construit d'avion si on s'était arrêté au premier accident", justifie Jean-Philippe Soulé. Qui continue de voir en la géoethermie une "solution" face au réchauffement climatique. 


    
    
 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
séisme faits divers environnement économie