Strasbourg : 200 policiers manifestent après la condamnation d'un des leurs à la suite du matraquage d'une gilet jaune

Après la condamnation du policier qui avait matraqué une retraitée durant une manifestation des gilets jaunes et en réaction aux mesures prises par le gouvernement sur les violences policières, environ 200 policiers se sont mobilisés à Strasbourg ce mercredi 24 juin.
Cet après-midi, 200 policiers ont manifesté et déposé leurs matraques, symboliquement, à Strasbourg.
Cet après-midi, 200 policiers ont manifesté et déposé leurs matraques, symboliquement, à Strasbourg. © Christian Laemmel/FTV

Environ 200 policiers se sont mobilisés à Strasbourg ce mercredi 24 juin. Ils sont partis à 14h de l'hôtel de police et se sont rendus devant la préfecture, sirènes allumées. Symboliquement, ils ont déposé leurs matraques au sol.

Cette manifestation intervient dans un climat de malaise au sein de la police. Les policiers estiment être déconsidérés. "On est fatigués, on n'est pas écoutés, on n'est pas épaulés. On essaye tant bien que mal de faire notre travail au quotidien qui est de plus en plus dur... quand vous interpellez 20 fois la même personne et qu'à la fin de la garde à vue, la personne est relâchée, vous vous demandez à quoi vous servez", explique Denis Melo, policier.

Les policiers disent ne pas être écoutés.
Les policiers disent ne pas être écoutés. © Stéphanie Lafuente /FTV

Les policiers manifestent suite à la décision de justice concernant l'un de leurs collègues, hier. Le tribunal correctionnel de Strasbourg a condamné le policier qui avait matraqué et blessé à la tête une retraitée de 62 ans, Marlène Lutz, à 18 mois de prison avec sursis. Les faits se sont déroulés le 12 janvier 2019, lors d'une manifestation des gilets jaunes.

Mobilisation de policiers à Strasbourg ©Stéphanie Lafuente

Le ras-le-bol des policiers s'est accentué avec les récentes décisions du gouvernement sur les violences policières. Denis Melo explique : "on ne lâchera pas. Il faut qu'on nous écoute, tant au niveau de notre hiérarchie qu'au ministère de l'Intérieur et surtout, notre président qui est aux abonnés absents". Lui comme plusieurs de ses collègues comptent renforcer leur mobilisation dans les jours à venir.
 

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