Strasbourg : Charlotte Lembach, médaillée d'argent, se confie sur son avenir post-Jeux olympiques de Tokyo

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Écrit par Vincent Ballester
Charlotte Lembach, de retour à Strasbourg avec sa médaille d'argent, le vendredi 6 août 2021.
Charlotte Lembach, de retour à Strasbourg avec sa médaille d'argent, le vendredi 6 août 2021. © Vincent Lemiesle, France Télévisions

Une semaine après avoir remporté une médaille d'argent à Chiba (Japon), lors de l'épreuve de sabre par équipe féminine aux Jeux olympiques, Charlotte Lembach est rentrée au pays. Son train est arrivé en gare de Strasbourg (Bas-Rhin), le vendredi 6 août.

C'est l'enfant du pays qui est de retour. La sabreuse alsacienne Charlotte Lembach est revenue à Strasbourg (Bas-Rhin), le vendredi 6 août 2021.

Une semaine auparavant, elle remportait en équipe féminine une médaille d'argent à l'épreuve de sabre des Jeux olympiques 2020, qu'elle envisageait comme "stricts". L'épreuve a été disputée à Chiba, près de Tokyo (Japon).

Un petit comité d'accueil s'était réuni en gare de Strasbourg pour accueillir la sportive de 33 ans. C'est dans cette ville qu'elle est née (le 1er avril 1988), et qu'elle s'est entraînée au sein du Strasbourg Université Club (Suc, voir sur la carte ci-dessous).
 


À sa descente du train, Charlotte Lembach a été saluée par une salve d'applaudissements, une Marseillaise... et un bouquet de fleurs. Elle s'est confiée sur la suite de son parcours auprès des médias présents pour son arrivée, notamment France 3 Alsace.


Ça vous fait quoi, cet accueil ?

"Ça fait chaud au coeur. Je n'attendais qu'une chose, c'était de rentrer enfin à Strasbourg, avec ma famille et mes proches. Je savais que ma famille allait venir, mais je ne m'attendais pas à voir tout ce monde-là, les adhérents du Suc, etc. C'est une belle surprise. Je suis très très contente [à voir dans les photographies publiées sur Facebook ci-dessous; ndlr]."
 


Vous ramenez ici une médaille d'argent : quel est votre état d'esprit ?

"Il a fallu travailler pendant plusieurs années pour enfin la ramener. Je pense que ce sont de longues années de dur labeur. C'est une médaille très lourde... mais pour rien au monde je ne l'enlève de mon cou... Le fait de ramener à présent cette médaille à ma famille, ça me permet de réaliser qu'elle est là depuis le début, qu'elle me soutient. Voir les étoiles dans leurs yeux permet vraiment de s'en rendre compte."
 


Et si ça avait été une médaille d'or ?

"Elle est passée. Ma médaille d'argent reste une médaille olympique : c'est rare, on est très peu à en avoir. Donc il faut vraiment profiter au maximum de ces beaux moments."
 


Qu'avez-vous fait dans la semaine qui a suivi votre victoire ?

"Beaucoup de médias : plateaux télé, radios... Mais j'étais impatiente de rentrer. Et depuis mon retour, je me lève très tôt le matin pour suivre les Français dans la suite des épreuves de sports collectifs aux JO. Je suis fière de voir que les sports co' ont ramené des médailles, des Alsaciens ont rapporté des médailles."


Ce devait être votre dernière compétition : qu'en est-il ?

"Les JO de Paris 2024 sont dans un coin de ma tête. Pour l'instant, j'ai vraiment envie de savourer cette médaille. J'ai un projet de maternité aussi, qui est là depuis plus longtemps... J'ai des amies qui ont été mamans et sportives, qui sont revenues encore plus fortes. Elles m'inspirent, elles sont des exemples. Donc je vais faire une pause, et on verra d'ici un an. Quand je suis arrivée au Trocadéro, que j'ai vu tous ces gens pour nous accueillir, toutes ces étoiles dans les yeux... On fait rêver : les enfants, mais aussi nous-mêmes. Donc pourquoi pas encore rêver un peu jusqu'à Paris 2024 ?"
 

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