A Strasbourg : des journées du matrimoine pour promouvoir l'héritage des femmes

Adélaïde Hautval, Louise Scheppler, Katia Krafft et bien d'autres. Des femmes alsaciennes qui ont marqué l'histoire / © DR
Adélaïde Hautval, Louise Scheppler, Katia Krafft et bien d'autres. Des femmes alsaciennes qui ont marqué l'histoire / © DR

En ce week-end des 36e journées européennes du patrimoine (20 au 22 septembre), l'association Osez le féminisme 67 propose une visite à travers Strasbourg, sur les traces des femmes qui ont marqué l'histoire mais bien trop souvent oubliées des manuels.

Par A.B.

"Des journées du matrimoine, parce que l'héritage des femmes est aussi important que celui des hommes". C'est l'objectif des visites organisées ce weekend du 20 au 22 septembre 2019 par l'association Osez le féminisme 67. Durant tout le weekend, une balade à travers Strasbourg et le temps est proposée pour découvrir, conter les vies de ces femmes alsaciennes qui ont marqué l'histoire.

"Leur héritage, longtemps oublié ou plutôt ignoré au profit des hommes doit enfin être promu" explique Ursula Le Menn porte-parole d'OLF 67. La visite - gratuite - dure une heure trente (visites en français les vendredi 20 septembre à 14 heures, samedi 21 septembre à 10h30 et dimanche 22 septembre à 14 heures, visite en anglais, samedi 21 septembre à 14 heures).


Pourquoi le terme de matrimoine?

"Patrimoine vient du latin patrimonium qui veut dire héritage du père. Un terme qui rejette 50% de l'humanité, de notre héritage féminin. Nous avons donc voulu utiliser le terme de matrimoine pour appuyer le fait que notre héritage provient aussi des femmes", martelle Ursula Le Menn.

 

Louise Scheppler, Katia Krafft, Adélaïde Hautval et bien d'autres

Elles sont longtemps restées dans l'ombre. Et pourtant, aujourd'hui encore leur héritage est bien présent. Durant la visite, l'association OLF 67 propose différentes haltes pour évoquer l'histoire et les vies de ces alsaciennes dont : 
  • Louise Scheppler

Né à Belfosse en Alsace, elle fonda une maternelle vers 1779. C'est en regardant, les paysans s'acharner dans leurs champs, que Louise Scheppler a imaginé une école pour leurs enfants. Une conception pionnière qui se situait à l'époque entre la crèche et le jardin d'enfant. L'Alsacienne a reçu en 1829 un prix de vertu de l'Académie française qui lui a permis d'ouvrir d'autres écoles.
 
  • Adélaïde Hautval 

Adélaïde Hautval est née le 1er janvier 1906 au Hohwald (Bas-Rhin) et morte le 12 octobre 1988. Psychiatre française, elle était une rescapée des camps de concentration nazis et reconnue Juste parmi les nations. Affectée aux "reviers" des différents camps, elle n’aura de cesse, d’aider ses camarades du mieux possible. Transférée au funeste block 10 à Auschwitz, elle refuse de participer aux expériences médicales organisées entre autres par les docteurs Clauberg et Mengele.
  • Katia Krafft

Katia Krafft était une célèbre volcanologue française qui, avec son mari Maurice Krafft, parcourait le monde pour filmer les éruptions volcaniques. Née Catherine Joséphine Conrad le 17 avril 1942 à Soultz-Haut-Rhin (Alsace), elle est morte tragiquement avec son époux  le 3 juin 1991 au Japon, tous deux emportés par une coulée pyroclastique sur les flancs du mont Unzen au Japon.

Osez le féminisme 67 !

Lancée en 2011 à Strasbourg, l'association, antenne régionale d'Osez le féminisme, organise différentes actions et manifestations en Alsace pour sensibiliser le public aux questions de l'égalité hommes femmes dans la société. Ateliers dans les écoles, visites du matrimoine ou actions coups de poing, Osez le féminisme 67 oeuvre pour améliorer la condition féminine et pour promouvoir le rôles des femmes.

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