Strasbourg : qui est Laurent Tarasco, le nouveau directeur de la police nationale dans le Bas-Rhin

Laurent Tarasco, qui a fait ses études et ses armes dans les Hauts-de-France, vient d'être nommé directeur de la sécurité publique du Bas-Rhin, après avoir occupé ce même poste en Meurthe-et-Moselle. Une nomination appréciée dans le milieu syndical.
Laurent Tarasco a été nommé directeur de la sécurité publique du Bas-Rhin.
Laurent Tarasco a été nommé directeur de la sécurité publique du Bas-Rhin. © DDSP 67

C'est la nomination de la rentrée policière, celle de Laurent Tarasco, 60 ans en octobre, en tant que nouveau directeur de la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin, et en provenance de Meurthe-et-Moselle, où il occupait le même poste depuis 2019. Laurent Tarasco a pris ses fonctions le 1er septembre suite à un arrêté ministériel paru au Journal Officiel le 20 juillet. Le père de famille de trois enfants, aura sous ses ordres 1.200 fonctionnaires de police nationale, répartis sur les territoires de Sélestat, Strasbourg et Haguenau.

Laurent Tarasco est ainsi en poste pour trois ans renouvelables une fois, lui qui a gravi les échelons des postes de direction petit à petit avec notamment les concours d'inspecteur, obtenu en 1983 et de commissaire en 1990. L'homme qui est aujourd'hui contrôleur général a effectué une grande partie de sa carrière dans les Hauts-de-France et obtient la médaille de chevalier de l'ordre du mérite en janvier 2021. Il succède au poste de DDSP du Bas-Rhin à Annie Brégal, promue directrice zonale de la sécurité publique Est, à Metz.

 

Une personnalité ouverte au dialogue

Laurent Tarasco a déjà rencontré bon nombre de ses agents et notamment les organisations syndicales plutôt élogieuses pour le moment. "Il semble être à l'écoute, explique Christophe Rouyer, secrétaire départemental d'Alliance police. On sent qu'il a la volonté d'un dialogue social constructif, nous avons d'ailleurs déjà pu échanger sur nos visions du travail ensemble". L'occasion aussi de rappeler la revendication principale de bon nombre de policiers : le manque d'effectifs.

"Le ministre avait promis 49 postes supplémentaires mais malgré les arrivées, 27 en tout, on n'y est pas encore. Or, les collègues sont souvent appelés sur des services d'ordre notamment les samedis avec les manifestations. Sans compter, la présidence française de l'Union européenne à partir de janvier qui va nous compliquer les missions", détaille encore Christophe Rouyer.

Le manque d'effectifs, pointé du doigt aussi par Emmanuel Georg, de l'Unité SGP Police. "On va le laisser d'abord prendre la température des lieux, et ça a démarré fort avec match de foot et manif avant d'aborder les sujets de fond, sourit le syndicaliste. Mais oui, le manque d'effectifs en est un. Après, nous l'avons rencontré la semaine dernière, et il a l'air très bien, nos collègues de Nancy nous en ont dit du bien. Il souhaite déléguer, donner des responsabilités à chacun pour que le service tourne et c'est bien. On se réjouit que le dialogue soit ouvert."

Une impression confirmée par Sylvain André, d'Alternative police, pour qui "Strasbourg peut être un beau challenge avec tout de même beaucoup de travail. Strasbourg est une très grande agglomération à laquelle il faut ajouter les secteurs de Sélestat et Haguenau. Et puis c'est un territoire avec des spécificités : la présence des consulats, des institutions europénnes, la présence de communautés fortes aussi sont autant de défis à relever".

Voilà Laurent Tarasco prévenu, il est chaleureusement attendu dans une ville qui peut ne pas être de tout repos.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
police société sécurité