Transports : à Strasbourg, les chiens autorisés à monter dans les tramways, dès cet été

Et si Médor pouvait bientôt prendre le tram, à Strasbourg ? L'Eurométropole et la ville expérimentent dès le 1er juillet cette mesure. Les chiens vont pouvoir monter dans les tramways de la CTS. On vous explique les modalités.

À Lyon (Rhône), c'est déjà le cas sur l'ensemble du réseau métro, bus, tramway de la compagnie TCL. Strasbourg entre bientôt dans la danse : nos amis à quatre pattes pourront bientôt monter dans les tramways.

Il s'agit d'une expérimentation, prévue dès le 1er juillet, mais c'est un changement notable. Elle est lancée à la fois par la ville de Strasbourg (Bas-Rhin), l'Eurométropole et la compagnie des transports Strasbourgeois (CTS).

Attention toutefois : ces animaux vont pouvoir voyager, en se pliant à certaines conditions. On vous donne l'essentiel sur cette mesure en test.

Deux règles pour les chiens dans les trams

L'annonce a été faite ce jeudi 25 mai : les chiens de plus de 6 kg vont pouvoir voyager dans les tramways strasbourgeois. Il s'agit bien de l'ensemble du réseau tram desservant l'Eurométropole. Le choix s'est porté uniquement sur les trams, puisque les bus "sont étroits et que l'espace y est réduit". "Il fallait concilier le fait que les personnes veulent pouvoir voyager avec leur chien, et les autres voyageurs qui ont soit peur des chiens, qui ne les aiment pas ou qui en sont traumatisés", explique-t-on à la CTS. 

Pour pouvoir voyager dans les trams, les chiens devront d'abord avoir une "laisse raccourcie". La compagnie de transport précise qu'il s'agit bien de raccourcir la laisse, et non d'avoir une "laisse courte". Cette dernière est douloureuse pour nos amis à quatre pattes. Ils doivent aussi porter une muselière. Jusqu'à présent, seuls les chiens guides d'aveugles et ceux pesant moins de 6 kg (transportables dans un sac) étaient acceptés à bord des véhicules de la CTS. À noter que les chiens de catégorie 1 ne sont pas concernés : interdits dans les lieux publics et les locaux ouverts au public, ils ne sont pas admis dans les transports de Strasbourg. 

Une mesure attendue et déjà en place ailleurs en France

"100 agents de la CTS sont en cours de formation", pour pouvoir mettre en place ce test. L'idée est de pouvoir "rendre le tram accessible au plus grand nombre, notamment avec un certain nombre de personnes qui sont seules et qui ont un chien pour animal de compagnie", selon Alain Jund, conseiller à l'Eurométropole chargé des mobilités. Ce qui passe par l'inclusion des propriétaires canins, sachant que "20% des ménages français ont des chiens".

La mesure est déjà mise en place sur les réseaux de transports de Lyon (Rhône), avec le "ticket waf" qui coûte 1 euro. En clair, le ou la propriétaire du chien paie le ticket de son animal, en plus du sien. Un système contraire à celui de Strasbourg : la voyageuse ou le voyageur achètera son billet, mais son chien voyagera gratuitement. 

Une avancée saluée par le public visé. "C'est un grand jour pour nous. Le 1er juillet, j'irai bien à Rivétoile, et j'aviserai : tout à coup, tout va s'ouvrir donc je verrai. C'est une ville qui prône le sans-voiture, et quand on n'a pas de voiture, on ne peut que faire un tour ou partir en promenade. Ca posait problème, car il y a plein de magasins où on peut se rendre avec ses chiens, ou même pour aller chez le vétérinaire. Par contre, comment on fait pour s'y rendre ?", s'exclame Laure Souchard-Lespinas, présidente de l'association Terre des chiens. Il s'agit d'une des associations en faveur de cette mesure et qui a participé aux discussions avec la CTS. 

Le bilan sera fait en janvier 2024. À cette étape, les partenaires doivent tirer les conclusions de ces 6 mois d'expérimentation.