Ce que l’on sait de l’enquête en cours pour agressions sexuelles présumées au Conseil régional du Grand Est

Un conseiller régional haut-rhinois aurait agressé sexuellement une autre élue haut-rhinoise du conseil régional du Grand Est. Une enquête préliminaire est en cours. Franck Leroy, le président de la Région réagit dans un communiqué.

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Le parquet de Colmar se serait saisi de l’affaire suite à un signalement. Les faits remonteraient à l’été dernier. La victime présumée serait du même groupe politique que son agresseur, un conseiller régional haut-rhinois issu de la majorité. Il se serait introduit au domicile de cette élue et l’aurait agressée sexuellement.

Catherine Sorita-Minard, procureure de la République de Colmar confirme "l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée aux gendarmes de la section de recherche de Strasbourg" mais refuse d’en dire d’avantage. "C’est prématuré", indique-t-elle.

Les enquêteurs ont procédé à des auditions de collaborateurs et de certains élus. Selon nos sources, l’agresseur présumé serait coutumier de propos et comportements déplacés à l’égard de ses collègues féminines.

Dans un communiqué, le président du Conseil régional du Grand Est, Franck Leroy réagit. Il "prend acte de la décision prise par l’élu régional concerné de se mettre en retrait du groupe majoritaire et de l’assemblée". Il souligne que "la parole d'une femme s'affirmant victime de violences de quelle nature que ce soit et dans quelque cadre que ce soit, doit être entendue, respectée et prise en considération".

Franck Leroy rappelle l'importance de la présomption d'innocence. Si les faits devaient être avérés, il précise "qu'ils seraient incompatibles avec la poursuite de tout mandat électif".

A ce stade, il n’y a pas de mise en examen.