Les détails du rapport annuel de l'Autorité de Sureté Nucléaire présenté au Sénat

La centrale nucléaire de Chooz dans la pointe des Ardennes. / © MaxPPP
La centrale nucléaire de Chooz dans la pointe des Ardennes. / © MaxPPP

L'ASN, l'Agence de Sûreté Nucléaire a restitué jeudi 14 avril au Sénat son rapport annuel, l'état des centrales et le développement des futurs projets en Champagne-Ardenne. Une année qui semble globalement satisfaisante en matière de sécurité nucléaire.

Par CC avec Charles-Henri Boudet

L'Agence de Sûreté Nucléaire conclu que le contexte est moins préoccupant en 2017 que l'année précédente, mais plusieurs sujets de vigilance sont observés. Alors qu'en est-il des infrastructures en Champagne-Ardenne ?

En Champagne-Ardenne

2 centrales nucléaires :
  • Chooz dans les Ardennes
  • Nogent-sur-Seine dans l’Aube

2 sites de stockage des déchets nucléaires :
  • Soulaines-Dhuys dans l’Aube
  • Laboratoire de recherche de Bure dans la Meuse, et la Haute-Marne


Les détails du rapport


La centrale de Chooz 

L’Autorité de Sureté Nucléaire alerte sur des contaminations de travailleurs à répétitions, concernant notamment des sous-traitants. Des contaminations sans danger mais l’ASN demande cependant des améliorations à l’exploitant, EDF, pour garantir la sécurité des ouvriers.

La centrale de Chooz, c’est un aussi un réacteur en démantèlement : mise en service en 1967, il a été arrêté en 1991. Son démontage est en cours : il est long et couteux. La cuve qui contenait le cœur du réacteur est actuellement en démontage et l’ASN juge les travaux satisfaisants.

La centrale de Nogent-sur-Seine 

Rien de particulier à signaler. L’autorité juge satisfaisant la gestion de la centrale mais encore une fois elle invite l’exploitant, EDF, à intensifier la formation dans la protection de ses ouvriers contre une éventuelle exposition à des particules.

Le site de stockage de Soulaines-Dhuys

Le site des déchets de Soulaines-Dhuys dans l’Aube ne présente aucune remarque particulière de la part de l’autorité. Tout va bien visiblement.

Le site de Bure 

Le projet CIGEO concerne le stockage des déchets radioactif en profondeur. L’ASN au passage, dans son rapport, rappel le coût du projet : 25 milliards d’euros.

En conclusion plusieurs éléments : l’autorité estime que le projet est bien ficelé, que les risques sont connus et maîtrisés.
Cependant, petite interrogation concernant les risques d’incendie sous terre : ils existent. L’ASN demande donc à l’ANDRA, qui pilote le projet, de mieux se préparer face à ce risque.

Enfin, le rapport conclu que le projet CIGEO n’en sera plus un en 2019. Le site sera officiellement mis en exploitation et deviendra le nouveau site de stockage français des déchets nucléaires les plus dangereux.

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