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Marathon des sables 2019 : ils courent un marathon par jour pendant une semaine dans le désert

Ils courent pour les enfants de l'hôpital Jeanne de Flandre de Lille. Chacun sa cause, son moteur pour le marathon des sables. / © Laurence Laborie - France 3 Champagne-Ardenne
Ils courent pour les enfants de l'hôpital Jeanne de Flandre de Lille. Chacun sa cause, son moteur pour le marathon des sables. / © Laurence Laborie - France 3 Champagne-Ardenne

C’est l’une des courses les plus difficiles au monde. 250 kilomètres à parcourir dans le désert marocain. Au départ de cette 34ème édition du marathon des sables : 815 concurrents venus du monde entier dont 27 du Grand Est et autant de raisons de se lancer.
 

Par JP avec Laurence Laborie

On les dit « zinzins », « malades », « barjos », « dingos », « fêlés », qui sont ces fous du désert ? Pourquoi aiment-ils souffrir ? Que recherchent-ils ? A quoi et à qui pensent les participants du Marathon des Sables quand ils courent au milieu du désert marocain ?

250 kilomètres dans le désert

En 1984, Patrick Bauer originaire de l'Aube traverse, seul, le désert marocain, son sac sur le dos. Deux ans, plus tard, la première édition est lancée. Il créé l’une des courses les plus dures au monde, le « marchant » de sable est passé. Un marathon par jour, pendant une semaine, ça donne à réfléchir. 250 kilomètres à avaler, sous un soleil de plomb, face au vent, des conditions extrêmes pour une épreuve redoutable. 

Cette année, 815 concurrents ont pris le départ de cette 34ème édition du marathon des sables qui déroule du 5 au 15 avril 2019. Ils ont pour beaucoup un sac lourd, le cœur serré et des étoiles plein les yeux. Une traversée du désert, ce n’est pas rien. Ils ont pris le minimum vital. Nourriture, équipement pour une semaine, chaque gramme compte. Leur sac, c’est à la fois leur maison, leur fardeau.

Nous avons posé cette question aux coureurs : "pourquoi tu cours" ?


Défi et adrénaline

Amy, Thimotée, Zaia, Michel, Florent, Marine et les autres ont  tous une bonne raison de se lancer. Course solidaire pour des associations d’enfants malades, course affective pour soutenir un membre de sa famille souffrant, course sportive pour le défi et l’adrénaline. Courir pour se retrouver seul, face à soi-même. 
Zaïa court pour sa soeur qui a perdu sa mobilité. / © Laurence Laborie - France 3 Champagne-Ardenne
Zaïa court pour sa soeur qui a perdu sa mobilité. / © Laurence Laborie - France 3 Champagne-Ardenne

Je cours pour ma sœur Fatia qui a perdu sa mobilité, pour qu'elle retrouve l'espoir de retrouver sa mobilité. Tu peux remarcher Fatia!
- Zaïa, coureuse du 34ème marathon des sables

Pour Florent, c'est un besoin presque vital.

Je cours pour le dépassement de soi, la beauté des paysages, le bonheur d’être ici.
- Florent, coureur du 34ème marathon des sables

Quant à Ludovic, il court pour faire rêver les enfants malades de l’hôpital Jeanne de Flandre à Lille. Avec l'envie de leur faire partager son rêve devenu réalité. 

Ils nous suivent à l’hôpital, ils ont des activités qui tournent autour du marathon des sables. Régis l’initiateur du projet leur écrit tous les jours, on porte la banderole fièrement.
- Ludovic, participant de la 34ème édition du marathon des sables

Le lillois et son groupe ont décidé de partir les derniers pour que leur banderole soit bien visible et que les enfants puissent la voir aussi sur la webcam installée sur la ligne d'arrivée. 
© Laurence Laborie - France 3 Champagne-Ardenne
© Laurence Laborie - France 3 Champagne-Ardenne

Terminer le marathon des sables pour remettre les compteurs à zéro. Je me suis séparée il y’a un an et demi, c’était très compliqué,  j’ai décidé de changer de vie, changer de métier, j’avais besoin d’un défi sportif pour m’aider à passer cette année difficile.
- Marine, coureuse du 34ème marathon des sables

Pour cette habitante de l'Aube, âgée de 29 ans, courir ce marathon est l'occasion de faire un point dans sa vie, de recommencer quelque chose de nouveau. Elle est déterminée à aller jusqu'au bout de l'effort, à terminer ce marathon.

Je cours pour le voyage, le dépassement de soi, j’ai toujours été coureur.
- Geoffrey, coureur du 34ème marathon des sables 

Le marathon de Thimotée : un combat pour soutenir ses proches. / © Laurence Laborie - France 3 Champagne-Ardenne
Le marathon de Thimotée : un combat pour soutenir ses proches. / © Laurence Laborie - France 3 Champagne-Ardenne

 Je vends mes kilomètres pour les enfants hospitalisés à Troyes. Si je peux courir jusqu’à 80 ans pour les enfants, pourquoi pas.
- Thimotée, coureur troyen du 34ème marathon des sables

Avant de partir, Thimotée est allé voir les enfants pour se galvaniser et emmagasiner leur force.

Je vends mes kilomètres. En rentrant, j’irai faire un gros chèque et les embrasser. Le fils de ma compagne s’est fait opérer l’année dernière et ça s’est très mal passé. Anthony a failli mourir l’année dernière. Quand tu es touché directement tu ne peux que te battre pour les enfants. 
-
Thimotée, coureur troyen du 34ème marathon des sables


VIDEO - Interview de Noé Pelletier (Reims) le plus jeune français de cette édition 2019 à l'arrivée de la plus longue étape du Marathon des Sables

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