Affaire Anaïs Guillaume : après plus de quatre heures d'audition, Philippe Gillet continue de démentir

L'audition de l'accusé a débuté aux alentours de 16h15 ce vendredi aux assises de la Marne.

Philippe Gillet, les cheveux grisonnants, dans le box des accusés, aux assises de la Marne, le 6 avril 2021.
Philippe Gillet, les cheveux grisonnants, dans le box des accusés, aux assises de la Marne, le 6 avril 2021. © Thierry Doudoux / FTV

Un dialogue de sourds. Ce vendredi 16 avril aux alentours de 16h15, la présidente du tribunal Hélène Langlois a débuté l'audition de Philippe Gillet, accusé de l'assassinat d'Anaïs Guillaume. Depuis le début de l'affaire, ce dernier dément toute implication. A la barre de la cour d'assises de Reims, l'exploitant agricole continue de nier son implication. Imposant, il croise ses jambes. Hausse le ton et souvent les épaules. Prend un ton à la limite de l'arrogance. "Comment peut-on dire que vous êtes violent, agressif, craint ?", questionne Hélène Langlois. "Craint, c'est vaste comme mot", rétorque-t-il, désinvolte. "Alors je vais vous donner ses mots : une témoin dit 'j'ai peur de déposer car Philippe Gillet est connu pour sa violence et je le crains'. Comment expliquez-vous qu'elle vous craigne ?", pointe la présidente. "Je comprends pas. Vu l'atmosphère du moment, ils y vont tous de leur petit coup de griffe."

Tous les aspects du dossier sont repris méticuleusement par la magistrate. Rien à faire, l'accusé répond qu'il ne sait pas, nie son implication ou parle de "problèmes de sémantique". Face à une telle attitude, la mère d'Anaïs Guillaume quitte la salle en claquant la porte, furieuse. Un peu plus tôt dans la journée, l'expert psychologue Jean-Luc Ployé a dit de l'accusé : "Quand on lui pose une question il ne répond pas forcément. Il a un mécanisme de défense très structuré. Monsieur Gillet n'a aucun rapport avec la culpabilité. J'émets deux hypothèses : si les faits ne sont pas avérés, c'est qu'il a raison. Mais si les faits sont avérés, ça le déculpabilise et ça le déresponsabilise psychiquement." Et de conclure : "Il y a un verrou psychique qui fait que pour son équilibre personnel, il n'est pas question d'ouvrir ce verrou." Voici ce qu'il fallait retenir de cette neuvième journée d'audience.

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