Affaire Anaïs Guillaume : le doute plane sur les circonstances de la mort de Céline Gillet

Après près deux journées d'audiences consacrées au dossier Céline Gillet, l'épouse de l'accusé, les conséquences de sa mort demeurent obscures.

La présidente du tribunal, Hélène Langlois, dans la salle d'audience des assises de la Marne.
La présidente du tribunal, Hélène Langlois, dans la salle d'audience des assises de la Marne. © Florence Morel / FTV

Cela fait presque quatre heures, ce jeudi 15 avril en fin d'après-midi, que Gilbert Mouthon, expert vétérinaire, est entendu par la cour d'appel de Reims. Durant cette huitième journée de procès, les jurés s'évertuent à élucider les circonstances de la mort de Céline Gillet, le 3 janvier 2012, écrasée par une vache selon son époux. Mais Gilbert Mouthon doute de cette version. Selon lui, une vache ne peut pas tomber sur son train arrière comme l'avance l'accusé. "Je n'en ai jamais vu, assure-t-il. En parlant avec mes anciens confrères qui avaient une très grosse habitude, on s'est dit que ces chutes ont toujours eu lieu avec des vaches en chaleur, qui se chevauchent et glissent."

La veille, le docteur Spitakis affirmait que "seule une autopsie aurait pu déterminer les causes exactes du décès" de Céline Gillet. Autopsie qui n'a jamais été pratiquée, car elle n'a pas été demandée par le médecin qui a constaté le décès. A la barre mercredi, ce dernier avouait : "C'est une erreur. Il était tard. J'ai passé la journée à tenter de sauver cette dame..." Plus de neuf ans après les faits, sans autre témoin que l'accusé, qui pointe régulièrement les lacunes de la reconstitution effectuée en 2015, l'énigme semble difficile à résoudre. Voici ce qu'il faut retenir de cette journée de procès :

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