Nouvelles mobilisations contre les violences policières et le racisme à Nancy et à Metz

Nouvelle journée de manifestation contre le racisme et les violences policières ce samedi 13 juin 2020 en Lorraine. Des centaines de personnes se sont rassemblées en début d’après-midi à Metz et à Nancy, où la tension est montée d'un cran place Stanislas.
 

La manifestation à Metz contre les violences policières samedi 13 juin 2020
La manifestation à Metz contre les violences policières samedi 13 juin 2020 © Guillaume Robin - France Télévisions.

A Metz, ils étaient près de 200 à se réunir place de la République, dans le calme. Pas de défilé prévu dans les rues, c'est interdit, à cause des incidents qui se sont déroulés samedi dernier 6 juin. Vers 15h, les organisateurs ont appelé à se disperser. Une bonne centaine de personnes ont joué les prolongations. Puis la place s'est vidée progressivement vers 15h30, sous une pluie fine.

Metz, rassemblement place de la République contre les violences policières, samedi 13 juin 2020
Metz, rassemblement place de la République contre les violences policières, samedi 13 juin 2020 © Guillaume Robin

A Nancy, près de 200 personnes se sont retrouvées à 14h devant le centre des Congrès avant de se rendre place Carnot rejoindre un autre cortège. Puis ils se sont dirigés vers la place Stanislas en tenant à bout de bras des banderoles et des cartons portant des slogans anti-racisme.Ils étainet près de 700 en milieu d'après-midi.

Nancy, rassemblement contre les violences policières 13 juin 2020
Nancy, rassemblement contre les violences policières 13 juin 2020 © Mayeul Aldebert-FTV

Vers 15h15, les manifestants se sont retrouvés bloqués sous l'arc Héré, la police leur interdisant d'accéder à la place Stanislas. La tension est montée d'un cran. Les manifestants ont lancé "police raciste, état complice" au visage des policiers . 

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Violences policières : nouvelle mobilisation contre les violences policières.

Contexte samedi 13 juin au matin.

Syndicats, associations et citoyens engagés vont battre une nouvelle fois le pavé cet après-midi pour demander la fin des comportements racistes et des violences policières. A Metz, le rendez-vous est fixé à 14h ce samedi 13 juin 2020, place de la République, par le collectif Metz en Lutte. 

A Nancy, plusieurs rendez-vous sont donné aux manifestants, le premier à 14h place de la République. Les participants pourront ensuite rejoindre le deuxième rassemblement qui aura lieu à 15h ce samedi 13 juin, place Carnot.

Samedi dernier, la manifestation avait rassemblé plus de 1200 personnes à Metz, et un peu moins à Nancy.  Dans la capitale mosellane elle avait été émaillée par plusieurs incidents. Le procureur de la République avait été blessé, et une quinzaine de personnes ont été interpellées.

Appel à la prudence

Certains organisateurs de manifestations appellent donc les manifestants à respecter certains consignes afin d’éviter tout débordements ou toute confrontation avec les forces de police. D’autant plus que les policiers sont en colère suite à l’annonce du ministre de l’Intérieur  Christophe Castaner, de l’abandon de la technique de saisie du cou par étranglement le 8 juin dernier.

C'est le cas du syndicat CNT ( Confédération Nationale du travail) de Moselle, qui a publié sur Facebook  un document avec quelques conseils "En cas d’arrestation". Notamment de "ne pas emmener d’objet compromettant, comme un petit canif, des boulettes de shit, ou de ciseaux".

Pour rappel, aucune manifestation n’est autorisée sur le territoire national, et ce pour des raisons sanitaires liées au COVID-19, car elles rassemblent plus de 10 personnes. Elles ne sont donc pas déclarées en préfecture, ce qui expose d’autant plus ceux qui vont y prendre part.

En Moselle, suite aux incidents qui ont eu lieu samedi dernier à Metz, le préfet de la Moselle, Didier Martin, a pris un arrêté visant à interdire toute manifestation à Metz, mais aussi à Longeville-lès-Metz et à Montigny-lès-Metz, samedi 13 et dimanche 14 juin 2020.

A Nancy, pas d’arrêté, mais des verbalisations pour attroupements sont possibles.

Des dispositions qui sont loin de démotiver les citoyens, bien décidés à montrer leur opposition du racisme et aux violences policières, qu’elles se produisent en France, ou aux Etats-Unis comme on l’a vu avec la mort par étouffement de ce noir américain George Floyd en mai 2020, qui a déclenché des manifestations d’indignation dans de nombreux pays.

 

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