L'Europe sans bla-bla : comment l'Europe assure notre sécurité alimentaire

L’Europe a créé l’EFSA, une agence de scientifiques qui évalue les risques pour protéger le consommateur. / © Inès Pons-Teixeira - France 3 Lorraine
L’Europe a créé l’EFSA, une agence de scientifiques qui évalue les risques pour protéger le consommateur. / © Inès Pons-Teixeira - France 3 Lorraine

En Europe l’alimentation serait la plus sûre au monde. Certains en doutent. Avec les scandales alimentaires à répétition, les consommateurs sont devenus très méfiants sur la qualité de leur nourriture. Quel rôle joue l'Europe dans nos assiettes ? 
 

Par Valérie Odile et Inès Pons-Teixeira

Question cruciale pour les consommateurs, peut-on être certain de ne pas avaler d'aliments à base d'OGM ou autres produits interdits sur le territoire européen ? La Commission européenne affirme que l’Europe dispose des règles les plus strictes du monde en la matière. Il faut dire que l’affaire de la vache folle  en 2001 a été un électrochoc. Suite à cette crise de grande ampleur, l’Europe a créé l’EFSA, une agence de scientifiques qui évalue les risques pour protéger le consommateur. Elle a aussi imposé la traçabilité de la ferme à l’assiette, avec l’étiquetage détaillé des produits, dont notamment l’origine pour la viande.

Un réseau d’alerte européen a même été mis en place pour retirer les produits dangereux. Résultat : 5 cas seulement de vache folle en 2016, et 60 % de salmonellose en moins depuis 2007. En revanche selon l’EFSA, la listériose elle, est en légère augmentation. Quant à la campylobactériose elle concernerait  1/3 des poulets. Cependant, malgré toutes les mesures d’hygiène prises par l’Europe, il est encore difficile d’empêcher les contaminations, et les fraudes. C'est ce qui inquiète l’association européenne Foodwatch. Pour eux,  l’Europe et les pays membres ont encore beaucoup à faire pour nous protéger complètement. Et les récents scandales alimentaires le démontrent. 
 
L'Europe protège-t-elle les consommateurs en matière de sécurité alimentaire ?
 

Pas de boeuf aux hormones

Des œufs parfumés à l’anti-poux, des haricots surgelés et  leur farandole de bactéries, et dans le menu enfant, du lait à la salmonelle. On ne peut pas dire que le service soit impeccable.

Pour certaines associations, tous les états membres ne jouent pas le jeu  de la  traçabilité et des contrôles. Les distributeurs n’ont pas d’obligation de tester ce qu’ils vendent, et les vrais coupables ne sont pas toujours punis. Quant aux consommateurs, ils sont loin d’être les premiers à être prévenus. 

Alors c’est vrai, un Européen est un peu mieux préservé qu’un Américain. Chez nous pas de poulet chloré pas de bœuf aux hormones ni de  mouton cloné. En Principe, tous les produits importés sur le marché européens  doivent respecter le même cahier des charges que les produits européens. Reste à voir si les agents européens chargés du contrôle pourront assumer les importations massives de viande permises avec les accords de libre échanges.
 
L'Europe protège les consommateurs contre les aliments à base d'OGM. / © Inès Pons-Teixeira - France 3 Lorraine
L'Europe protège les consommateurs contre les aliments à base d'OGM. / © Inès Pons-Teixeira - France 3 Lorraine


Dernière preuve en date sur la question de la sécurité alimentaire, la peste porcine africaine. Le virus très surveillé par l'EFSA a été détecté sur deux cadavres de sangliers à Etalle, en Wallonie (Belgique). Pour éviter la propagation de ce virus, les autorités belges ont clôturé la zone infectée avec des mesures drastiques. Les frontières de la région Grand-Est sont concernées. Des laboratoires sont mandatés pour étudier le phénomène. Ce nouveau risque illustre en tout cas une nouvelle politique drastique de lutte en faveur de la sécurité alimentaire. 

"Obtenir des connaissances sur les populations de sangliers est essentiel pour pouvoir évaluer les risques associés à la peste porcine africaine et planifier les mesures de lutte. Cependant, nous n’avons pas encore une compréhension claire de la distribution de cette espèce sauvage. Pour combler cette lacune, l’EFSA finance un projet – ENETWILD – visant à recueillir et normaliser les données concernant la distribution géographique et à la quantité de sangliers à travers l’Europe", indique cette agence de sécurité sanitaire européenne. 





 

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