L'Europe sans bla-bla : l’Europe est-elle un bouclier contre les OGM ? 

Eva Joly et José Bové, deux figures politiques écologistes anti OGM. L’étiquetage des produits contenant plus de 0.9 % d’OGM est obligatoire dans l'Union européenne depuis 2003. / © Inès Pons-Teixeira
Eva Joly et José Bové, deux figures politiques écologistes anti OGM. L’étiquetage des produits contenant plus de 0.9 % d’OGM est obligatoire dans l'Union européenne depuis 2003. / © Inès Pons-Teixeira

Devant votre assiette, vous êtes vous déjà posé cette question : y a-t-il des OGM, des organismes génétiquement modifiés dans ma nourriture ? Comment l'Europe peut-elle agir pour encadrer cette problématique. 

Par Valérie Odile et Inès Pons-Teixeira

Peut-on manger à notre insu des produits génétiquement modifiés au sein de l'Union européenne ? Si certains pays comme le Canada, ou les Etats-Unis autorisent leur production et leur vente, en Europe, le consommateur n'a pas à se poser de questions. L’élevage et la culture d’OGM sont interdits dans la plupart des pays européens. Sauf pour le maïs MON810 encore cultivé en Espagne et au Portugal. 

De plus, l’étiquetage des produits contenant plus de 0.9 % d’OGM est obligatoire au moins depuis 2003.
Alors, est ce qu’on échappe totalement aux OGM en Europe ?  Oui et non, car l’Europe autorise l'importation de certains organismes génétiquement modifiés. Il en existe 96 selon la Commission européenne. On en retrouve  en toute petite quantité dans la nourriture humaine : biscuits apéritifs, sauces, corn flakes sous forme d’additifs : lécithine de sojà ou amidon de maïs par exemple. 
 
L'Europe sans blabla : la sécurité alimentaire


Mais ce sont principalement les animaux d’élevage qui les ingurgitent. 80 % d’entre eux sous forme de sojà, colza et maïs. 
En revanche, aucune règlementation européenne n’oblige à signaler si nos steaks ou nos fromages proviennent de bêtes nourries aux OGM car pour le moment rien ne prouve que c’est nocif pour la santé. 

Par précaution, des ONG environnementales et des députés européens, dont les Verts demandent que les citoyens soient mieux informés et puissent accéder aux études avant que la Commission et l’agence européenne de sécurité alimentaire EFSA ne se prononcent.  Car les autorisations d’importation d’OGM pour animaux venus d’Amérique ou de Chine, n’ont jamais été aussi nombreuses que ces dernières années.
 

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