VIDEO. Ce bus scolaire part pour un aller simple vers l'Ukraine, "là-bas, les enfants marchent 10 kilomètres pour aller à l'école"

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Le bus doit à présent rouler 2.000 kilomètres vers l'est, direction le village d'Ozerna. ©France Télévisions

Un convoi humanitaire doit partir courant mai à destination de l'Ukraine. Quatre maires de Picardie ont organisé l'envoi de dons vers Ozerna, dans l'ouest du pays. Le bus qui les transporte, originaire de Colmar (Haut-Rhin), restera sur place.

Ce lundi 15 mai, la ville de Colmar a accueilli quatre maires venus de Picardie. Ils sont à l'origine d'un convoi humanitaire qui doit prendre la direction de l'Ukraine. Avec la particularité que le bus qui transporte les dons servira aux élèves d'un village.

Plus d'un an après le début de la guerre en Ukraine, la solidarité avec le pays n'a pas disparu. En témoigne cette initiative des maires de quatre villages de l'Oise (Lalandelle, Flavacourt, Labosse et Le Vaumain). Trois tonnes et demie de marchandises doivent rejoindre le village d'Ozerna, jumelée avec les quatre communes des Hauts-de-France (voir carte ci-dessous).

"On a demandé aux habitants de nos villages s'ils pouvaient donner quelque chose. On a été très surpris de la générosité des gens ! Il y a beaucoup de nourriture, de couches, de linge de maison... On a demandé au maire d'Ozerna de quoi il avait besoin. Il nous a dit 'Surtout, pas trop de vêtements, cela ne sert à rien'", explique Jean-Claude Duthion, maire de Labosse.

Cette générosité ne s'est pas limitée aux frontières de la Picardie puisque les quatre maires ont mis la main à la pâte en chargeant ces tonnes de dons depuis Colmar, dans le Haut-Rhin. C'est ici qu'ils ont trouvé le bus qui transportera les denrées. Car le véhicule, une fois sur place, entamera une seconde vie.

Envoyé au front, le bus scolaire d'Ozerna a été détruit. Le village aura désormais un remplaçant venu d'Alsace. "Il servira surtout aux scolaires mais aussi pour transporter les gens à l'hôpital ou vers d'autres endroits. C'est essentiel que ce bus aille là-bas car ils n'ont plus rien !", explique Jacques Ligneul, maire de Lalandelle.

Assis sur un siège du véhicule, son homologue du Vaumain, Jean-Michel Duda, continue sur un ton grave : "Actuellement, les enfants font entre 7 et 10 kilomètres à pied pour aller à l'école. Ce qui est insensé, quand on sait le risque qu'ils courent. C'est quand même la guerre, là-bas."

Le bus colmarien devait prendre le départ des 2.000 kilomètres qui séparent l'Alsace de l'Ukraine ce lundi 15 mai. Mais le chauffeur ukrainien étant bloqué à la frontière, l'aller simple est retardé de quelques jours.

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