Affaire Bamberski : décision le 26 octobre sur la suspension de peine de Dieter Krombach

Il est ce médecin allemand condamné pour le meurtre de Kalinka Bamberski en 1982. Le père de la victime l'avait enlèvé et ramené de force en France, à Mulhouse. Krombach demande à sortir de prison pour raisons médicales. Jeudi, la cour d'appel de Paris a réexaminé cette demande.

Par France 3 et AFP

Le 12 décembre 2016, le tribunal d'application des peines de Melun avait décidé que le médecin allemand de 82 ans pourrait sortir de prison à condition de trouver une place dans une structure sanitaire adaptée en France ou même en Allemagne si les autorités allemandes "reconnaissent et exécutent" la décision judiciaire française. Le parquet avait fait appel.

Le 30 mars, la cour d'appel de Paris avait estimé qu'elle n'était pas suffisamment éclairée pour dire si l'état de santé du Dr Krombach était
ou non durablement incompatible avec la détention. Il souffre d'une pathologie cardio-vasculaire "susceptible de menacer son pronostic vital", concluait une expertise datée du 15 mars 2016.

Si les experts qui ont rédigé ce rapport ont jugé que son état était incompatible avec la détention dans des conditions ordinaires, ils ne se sont pas interrogés sur l'existence de structures de soins au sein de l'administration pénitentiaire pouvant lui assurer une prise en charge adaptée, avait estimé la cour d'appel en ordonnant une nouvelle expertise. La cour a donc à nouveau examiné le dossier jeudi, à huis clos, à la lumière de cette nouvelle expertise.

Kalinka Bamberski avait été retrouvée morte le 10 juillet 1982 à Linda en Bavière. La justice allemande avait abandonné toute poursuite à l'encontre du médecin. La justice française, en revanche, l'avait condamné par contumace. Il vivait libre chez lui en Allemagne. En 2009, le père de Kalinka avait organisé son enlèvement en Allemagne pour le livrer à la police française, qui avait retrouvé le médecin ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse.

Rejugé en France, Dieter Krombach a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Compte rendu d'audience, Frédéric Fraisse : 

 

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