Haut-Rhin : des écologistes s'invitent dans une banque et donnent une "conférence sauvage" sur le climat

Une dizaine de militantes et militants du mouvement ANV-COP21 se sont invité(e)s dans le hall de la Société générale de Kingersheim (Haut-Rhin), pour donner une "conférence sauvage" sur les investissements de la banque dans les énergies fossiles. L'action a eu lieu le samedi 14 décembre, à 10h30.
Neuf militantes et militants ont participé à l'opération.
Neuf militantes et militants ont participé à l'opération. © Document remis, collectif ANV-COP21 Mulhouse
Beaucoup d'yeux sont tournés vers Madrid, où se déroule la 25e conférence sur les changements climatiques (dite Cop25). Mais Kingersheim n'a pas été en reste, le samedi 14 décembre 2019. À 10h30, neuf militantes et militants du collectif ANV-COP21 ont déboulé dans le hall de la Société générale (voir tweet en bas d'article), dont l'agence bancaire se trouve au 2 rue de Bruxelles (voir carte en bas d'article). Leur intention : organiser une "conférence sauvage", avec pour équipement un vidéo-projecteur, un ordinateur, et quelques pancartes. 

Le concept de cette conférence : informer clientèle et personnel du fait que la Société générale finance la construction d'un terminal d'exportation de gaz de schiste, le Rio Grande LNG (lien en anglais). Il se trouve dans l'État américain du Texas, alors que Donald Trump a retiré les États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat. Le dirigeant de la Société générale, Frédéric Oudéa, est directement interpelé alors qu'il doit décider en décembre s'il maintiendra le financement du projet. Un projet "climaticide" pour ANV-COP21.
 

Une action non violente

Contactée par téléphone, une employée de la banque déclare : "Il ne s'est rien passé de spécial... Ils sont restés une petite demi-heure, puis ils sont partis. On n'a rien fait. On a continué à travailler, on a fait abstraction." La clientèle de la banque continuait à être reçue comme si de rien n'était. 
 
De son côté, Perrine Prével, porte-parole du collectif pour Mulhouse, raconte : "Ça s'est bien passé, c'était non violent. On voulait en faire bénéficier les clients, mais il n'y en avait pas beaucoup. Ils circulaient dans l'agence sans assister à la conférence... Ce qui était important pour nous, c'était d'entrer en contact avec eux. Mais aussi avec les employés. Or, c'était à sens unique : la direction leur avait transmis de ne pas entrer en contact avec nous. C'est une forme de censure de la part de la banque."
 
L'action s'est voulue nationale. Elle a été reproduite partout en France, par exemple à Nantes (Loire-Atlantique, dans les Pays de la Loire).
 
L'action non violente a duré une demi-heure.
L'action non violente a duré une demi-heure. © Document remis, collectif ANV-COP21 de Mulhouse

Voir en plein écran

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
environnement société écologie finances économie