• MÉTÉO
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS

Stocamine : début de l'enquête publique dans 9 communes du Haut-Rhin

L'enquête publique sur le projet d'enfouissement des déchets toxiques s'est ouverte aujourd'hui dans 9 communes du Haut-Rhin
L'enquête publique sur le projet d'enfouissement des déchets toxiques s'est ouverte aujourd'hui dans 9 communes du Haut-Rhin

Le Préfet du Haut-Rhin avait prescrit en octobre dernier une enquête publique portant sur la prolongation pour une durée illimitée du stockage souterrain de déchets ultimes déposée par la Société des MDPA (Mines de Potasse d’Alsace).
9 communes seront consultées jusqu'au 15 décembre.

Par Cécile Poure

Les MDPA  ( Mines de Potasse d'Alsace ) avaient déposé en janvier 2015 un dossier de demande de prolongation pour une durée illimitée de l’autorisation de stockage souterrain en couches géologiques profondes de déchets ultimes (produits dangereux non radioactifs). Dans la commune de Wittelsheim.

9 communes concernées


En réponse à cette demande, la Préfecture du Haut-Rhin avait prescrit l'ouverture d'une enquête publique afin de faire réagir les populations concernées.
En l'occurence les habitants de :
- Cernay
- Lutterbach
- Kingersheim
- Pfastatt
- Reiningue
- Richwiller
- Staffelfelden
- Wittelsheim
- Wittenheim

Les habitants de ces 9 communes ont donc à partir d'aujourd'hui 39 jours pour consulter le dossier ( 12 500 pages ) et donner leur avis en mairie sur ce projet. 
Voir ci desous les documents disponibles ainsi que les horaires de consultation.

Un projet qui entérine la fermeture hermétique des 41 000 tonnes de déchets industriels toxiques par un confinement en béton des zones de stockage qui assureraient une tranquilité de 1000 ans..


Projet contre lequel se bat depuis 15 ans le collectif Destocamine qui milite pour un destockage complet du site.

Enqûete publique Stocamine
L'enquête publique concernant le projet de confinement des déchets Stocamine s'est ouverte aujourd'hui - France 3 Alsace - Un reportage de S. Gaudry et N. Meyer. Interviews : Jean-Marie Dubel, Collectif Destocamine ; Josiane Kieffer, Collectif Destocamine ; Alain Rollet, Président de Stocamine

Le destockage partiel continue


Pendant ce temps, à 500 metres sous terre, le destockage partiel continue, en se concentrant sur les dechets mercuriels, considérés comme les plus dangereux.
22% d'entre eux ont été extrait dans les blocs 11 et 21.
Mais le bloc 12, où se trouve la plus grande concentration, s'annonce très degradé et donc très délicat à traiter. Stocamine espère sortir au moins 85% de ces dechets.
La ministre de l'environnement, Ségolène Royal, lui avait fixé un objectif de 93%.

Une longue histoire


Pour rappel : entre 1998 et 2002, 44 000 tonnes de déchets ultimes ont été stockées à 550 mètres de profondeur dans des galeries de sel gemme spécialement creusées pour accueillir ces déchets
Après un incendie survenu en 2002, pour lequel les responsables ont été condamnés et l’affaire jugée jusqu’en Cour de Cassation, l’activité de stockage a été arrêtée définitivement.
La fermeture du site StocaMine pose désormais la question du choix de la solution technique de gestion des déchets au regard de ses effets potentiels sur l’homme et l’environnement, et particulièrement au niveau de la qualité de la nappe phréatique.
L’Etat est propriétaire de la société MDPA.

A lire aussi

Sur le même sujet

La sortie du Fioul en question

Les + Lus