VIDÉO. Généalogie : ce centre de recherches est unique en son genre en France

Faire son arbre généalogique, de nombreux Français aimeraient s'y atteler. Le centre de recherches sur l'histoire des familles de Guebwiller permet d'accéder directement aux documents d'état civil, sans passer par un intermédiaire.

Sept Français sur dix s'intéressent à la généalogie et près d'un sur deux a déjà entamé des recherches selon un sondage IFOP paru en 2022. À Guebwiller (Haut-Rhin), un centre de recherches unique en son genre existe. Les généalogistes amateurs ont directement accès aux photocopies d'ouvrages et aux microfilms, sans passer par un intermédiaire.

"Vous allez trouver dans ce registre les baptêmes, mariages et sépultures de 1684 à 1723", explique Doris Kasser-Freitag, présidente de l'association du centre de recherches sur l'histoire des familles de Guebwiller, à notre équipe de reportage.

"C'est la curiosité de retrouver des ancêtres, des parents, des descendants, c'est ça qui est le plus intéressant", explique Patrice Schenck, qui débute sa recherche généalogique.

Un fonctionnement unique en France

Tous les documents mis à disposition sont des photocopies, donc les adhérents de l'association peuvent fouiller eux-mêmes dans les allées. C'est un mode de fonctionnement unique en France. À l'étage du dessus, c'est celui des microfilms. Marc Schweizer et sa maman y viennent régulièrement. Ce Haut-Rhinois passionné décortique et déchiffre les états civils depuis 28 ans. Penché sur son grossisseur de microfilms, il a trouvé la confirmation qu'il cherchait : "elle est bien née le 7 puisqu'elle est déclarée le 8. Donc ça, c'est bon, on a les parents, et la profession des parents".

Marc Schweizer a déjà pu établir l'état civil de plusieurs centaines d'ancêtres. Il a aussi gardé de multiples anecdotes : "on a eu des surprises. En 1863, mon arrière-arrière-grand-père a légitimé six enfants et il en a eu 13."

Quand on démarre un arbre généalogique, on va d'abord faire le squelette de son arbre, c'est-à-dire qu'on va rechercher pour tous ses ancêtres les dates de mariage, naissance et décès.

Doris Kasser-Freitag, centre de recherches sur l'histoire des familles

Doris Kasser-Freitag donne quelques conseils aux débutants. "Quand on démarre un arbre généalogique, on va d'abord faire le squelette de son arbre, c'est-à-dire qu'on va rechercher pour tous ses ancêtres les dates de mariage, naissance et décès. Et ensuite, on veut savoir pourquoi un ancêtre est parti aux États-Unis, pourquoi un autre est venu de Suisse. Donc, on va s'intéresser à l'histoire de la région."

Certains jours, une initiation à la recherche généalogique est menée par les membres de l'association pour les gens intéressés. L'association organise également des cours de paléographie, pour apprendre à déchiffrer facilement les vieux documents écrits en latin ou en allemand.