Coronavirus : en Haute-Marne, quand confinement rime avec jeux vidéo

Depuis le début du confinement, Thomas, gamer chaumontais joue chaque jour plusieurs heures aux jeux vidéo. / © Aurore Trespeux
Depuis le début du confinement, Thomas, gamer chaumontais joue chaque jour plusieurs heures aux jeux vidéo. / © Aurore Trespeux

Le nombre de joueurs de jeux vidéo ne cesse d’augmenter depuis le début du confinement en France. En Haute-Marne, pour certains habitants, jouer en ligne est un excellent moyen de rester en contact avec son entourage, comme l’explique Thomas, gamer chaumontais.

Par Aurore Trespeux

Le casque sur les oreilles, la manette à la main, sur son vélo d’appartement, Thomas n’a pas réussi à choisir entre sport et jeux vidéo. Il pédale, tue des créatures légendaires et discute avec ses amis en même temps, le tout depuis son salon à Chaumont, en Haute-Marne. 

Depuis le début du confinement, Thomas, 30 ans, habituellement vendeur en électroménager, joue plusieurs heures par jour et même la nuit. Avec, pour chaque semaine de confinement, un jeu différent : "Les premières semaines, j’ai surtout joué à Warzone avec mon neveu et des potes en lignes. Le but était d’être la dernière équipe en vie. On a joué contre des équipes du monde entier ensemble ou chacun de notre côté. Nous avons réussi plusieurs fois, mais je me suis lassé. Depuis plus d’une semaine, je joue à The Witcher 3. Je suis un mutant qui doit survivre et évoluer dans un monde magique. Le jeu est un peu vieux, mais vraiment très beau et surtout les quêtes à accomplir ne sont pas forcément évidentes. C’est intéressant et stimulant. Je ne vois pas les heures passer quand je joue à ce jeu." 

Jouer mais garder un rythme

Un côté addictif qui peut poser problème, car s’il ne joue pas à longueur de journée, s’il commence à jouer le soir, Thomas peut vite frôler la nuit blanche : "L’autre soir, je n’arrivais pas à dormir. J’ai donc commencé à jouer vers 22 h, je me suis laissé prendre par l’histoire et mon évolution dans le jeu et je ne suis allé me coucher que vers 3 heures du matin. C’est un peu le piège. J’essaye donc de me réveiller tôt certains matins pour ne pas trop me décaler. Et garder un rythme." 

Thomas n’est pas le seul à profiter du confinement pour tâter de la manette. Selon les pays, l’augmentation du nombre d’utilisateurs de plateforme de jeux en ligne varie de 48 à 70 %. Et cette augmentation pourrait continuer puisqu’à la fin du mois de mars, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a encouragé sur twitter à : "jouer ensemble, mais séparés" avec le hashtag : Play Apart Together. Une façon selon lui d’encourager au respect du confinement, "première barrière pour battre le coronavirus." 
 

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