Haute-Marne. L’association "Zéro chômeur de longue durée" reprend du service sur le terrain, à Joinville

Ce jeudi 4 juin 2020, l’atelier palettes de l’association Zéro chômeur de longue durée a rouvert ses portes à Joinville en Haute-Marne. Les entretiens vont également pouvoir reprendre maintenant que le confinement est fini.
 

Les réunions reprennent en douceur depuis la fin du confinement pour l'association Joinville Zéro chômeur. Elles se tiennent en plus petit comité avec le respect des distances de sécurité et port du masque.
Les réunions reprennent en douceur depuis la fin du confinement pour l'association Joinville Zéro chômeur. Elles se tiennent en plus petit comité avec le respect des distances de sécurité et port du masque. © Kévin Gay

La reprise a lieu en douceur depuis le 2 juin 2020 pour l’association "Joinville zéro chômeur de longue durée", en Haute-Marne. Pour le moment, l’association travaille à la mise en place de protocoles de sécurité sanitaire pour reprendre son activité sur le terrain comme il se doit. Mais elle a déjà pu rouvrir son "atelier palettes" grâce auquel elle vend depuis début 2019, des meubles fait à partir de bois de palettes, fabriqués par des chômeurs de longue durée qui souhaitent renouer avec le monde du travail.

"Cet atelier palette est l’exemple même de ce que notre association est capable de faire. C’est pourquoi nous sommes si heureux de pouvoir l’ouvrir à nouveau", s’exclame Martin Gricourt, chargé du projet à la ville de Joinville.

 

 

"À la base, c’était un test que nous avions lancé suite à l’idée d’un bénévole de recycler le bois de palettse pour en faire des meubles. Cela permettait aux chômeurs de longue durée de renouer avec une activité, de découvrir la fabrication, la gestion des stocks et des ventes et de recréer des liens sociaux. Très vite, nous avons eu des clients et le flux d’acheteurs n’a jamais cessé. L’atelier devient une micro-entreprise qui permet aux chômeurs de longue durée de renouer avec le contact humain, le travail et de retrouver confiance en la société envers qui ils sont parfois défiants. C’est une belle réussite et nous sommes vraiment heureux de voir grandir ce qui était à la base un simple test" conclue le jeune homme.

 

L'atelier palette est encadré par un professionnel qui était lui aussi sans emploi et est heureux de former d'autres chômeurs.
L'atelier palette est encadré par un professionnel qui était lui aussi sans emploi et est heureux de former d'autres chômeurs. © Kévin Gay

 

Avec le coronavirus, l’atelier a donc fermé ses portes trois mois, les réunions et les entretiens individuels ont dû être ajournés, une période difficile pour les demandeurs d’emplois encadrés par l’association. "Nous avons essayé de garder un maximum de contact par téléphone avec eux, mais c’était très compliqué émotionnellement pour les personnes que nous encadrons. Certaines d’entre-elles sont au chômage depuis 8 ans, c’est difficile de reprendre enfin une activité ou un suivi et d’être coupé dans son élan. Nous avons donc essayé de les soutenir au maximum, mais le téléphone a ses limites et retrouver enfin un contact humain va tout changer", confie le chargé de projet.

L’association travaille en partenariat avec Pôle Emploi et se se définit elle-même comme un appui à la mission locale, la moyenne d’âge y est juste différente, puisque les personnes encadrées ont en moyenne 45 ans.


Sur le bassin de Joinville, "zéro chômeurs de longue durée" a repéré 567 personnes comme étant sorties du système, 109 parmi elles ont été contactées soit au téléphone, soit par porte-à-porte et conviées à des réunions pour présenter les projets de reprises d’activités et 90 ont accepté d’être encadrées par ce programme de réinsertion.

 

Nous faisons preuve de beaucoup de psychologie et de patience

Martin Gricourt-Chargé de Projet

 

"On se rend compte que les personnes ne sont pas faciles à mobiliser, car elles ont souvent été déçues du suivi de leur dossier et ont le sentiment de ne pas avoir été assez écoutées par le passé par les organismes d’état. Ce qui provoque une forme de défaitisme et de méfiance, nous faisons donc preuve de beaucoup de psychologie et de patience pour essayer de faire renouer ces personnes avec la société avec laquelle, ils se sentent parfois en décalage. C’est pourquoi nous sommes vraiment heureux de pouvoir reprendre notre activité" conclue Martin Gricourt.

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