Haute-Marne : la première boutique bio “zéro déchet” ouvre à Langres

La boutique propose des produits avec des emballages en carton ou en verre et ne propose pas de produits sur-emballés. / © Le petit écolo
La boutique propose des produits avec des emballages en carton ou en verre et ne propose pas de produits sur-emballés. / © Le petit écolo

Le samedi 1e février 2020, une boutique "zéro déchet" va ouvrir ses portes à Langres, en Haute-Marne. Créée par un haut-marnais pur souche, elle vise à sensibiliser la population à la cause écologique.

Par AT

Dans la boutique "Le Petit Écolo'" place Diderot à Langres, les rayonnages prennent forme ce mardi 28 janvier 2020. La décoration est très naturelle beaucoup de bois et de métal viennent accueillir les produits bio et vegan que vend Maxime Lauvergeon. Né à Chaumont, le jeune homme de 25 ans a quitté la Haute-Marne, seulement le temps de ses études de médecine, de biologie puis d’écologie du comportement qui étudie la personnalité des animaux partout à travers le monde.
 
Maxime Lauvergeon a décidé de créer sa boutique, car il ne trouvait pas de magasins qui satisfasse complètement ses convictions. / © Le Petit Ecolo'
Maxime Lauvergeon a décidé de créer sa boutique, car il ne trouvait pas de magasins qui satisfasse complètement ses convictions. / © Le Petit Ecolo'


"J’ai toujours eu des convictions écologiques très fortes et ce master auprès des animaux que j’ai notamment effectué en Amérique du Nord, au Maroc et à Abu Dabi m’a conforté dans l’idée qu’il fallait agir pour la planète. Je suis végétalien depuis plusieurs années pour ses raisons et il m’était difficile de trouver en Haute-Marne des magasins correspondant à mes convictions. Certains magasins bio ne font pas attention au sur-emballage et donc aux nombreux déchets plastiques qu’ils produisent". 

J’étais souvent obligé de passer par Internet, mais là encore, ça ne m’allait pas, car je recevais des cartons avec de nombreux papiers, cartons et emballages plastiques. Donc, un jour, mes parents m’ont suggéré d’ouvrir ma propre boutique. C’est parti d’une blague entre nous tout ça, mais j’ai commencé à y réfléchir très sérieusement et voilà où nous en sommes aujourd’hui.
 - Maxime Lauvergeon, gérant du magasin


Un projet risqué pour le jeune homme

Le jeune homme s’est lancé alors qu’il avait été contacté pour effectuer une thèse au Maroc sur le comportement et la personnalité des animaux : "j’ai pris un gros risque en refusant d’évoluer dans cette branche scientifique qui est devenue ma passion, mais je me suis dit qu’il fallait que j’agisse pour la planète." Restait à convaincre les banques. "Pour m’aider à faire mon choix, je me suis dit que si la banque acceptait mon dossier de demande de prêt, cela devait être un signe pour me lancer dans mon projet." Et sa demande de prêt fut acceptée dès le premier rendez-vous à la banque.
 

Des Langrois à l’écoute


Ce projet est pour le moment bien accueilli par les Langrois et les producteurs avec lesquels Maxime travaille : "Je ne veux vendre que des produits qui correspondent à mes convictions. J’achète donc des céréales à des producteurs de bovins mais je ne leur achète bien évidemment pas de viande. Je prends le temps de leur expliquer pourquoi je ne consomme plus d’animaux et pourquoi je ne veux pas en vendre. Les gens écoutent, et même si nous ne tomberons pas forcément d’accord sur ce sujet, cela ne nous empêche pas de travailler ensemble. Les retours sur les réseaux sociaux sont extrêmement positifs également. Maintenant, il faut voir si les intéressés viendront réellement acheter chez moi."
 


En faisant ses études de marchés, Maxime a constaté que la population intéressée par son magasin était la tranche des 18-30 ans, et que les critiques et le scepticisme venait plutôt des 50 ans et plus. Une tendance que le jeune haut-marnais souhaite faire évoluer au fil des discussions dans son magasin. Il proposera une majorité de produits en vrac et quelques produits emballés dans du carton recyclé, même si le but est : "De finir par ne plus proposer aucun produit emballé dans sa boutique." Dès le jour de l’ouverture le 1e février prochain, le jeune homme proposera donc aux clients des contenants pour acheter en vrac qu’ils n’auront qu’à réutiliser à leur prochaine venue pour : "Il faut limiter les emballages, je veux faire comprendre aux clients que le vrac est très simple et que non ce n’est pas sale d’acheter en vrac. On met ces achats dans des tissus ou du verre propre et on sert avec une cuillère en bois, ce n’est pas sale et c’est plutôt simple en fait."

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