Haute-Marne : le couple forcé de quitter sa maison à Saints-Geosmes a obtenu un délai

Les Latouche devaient quitter leur maison sinistrée le 4 juillet. Ils ont finalement obtenu un délai et deux propositions de relogement à Saints-Geosmes au sud de Langres.

Installés depuis longtemps à Saints-Geosmes, Patrick et Nathalie n'ont ni l'envie ni les moyens de quitter leur foyer.
Installés depuis longtemps à Saints-Geosmes, Patrick et Nathalie n'ont ni l'envie ni les moyens de quitter leur foyer. © Document remis
"Nous sommes plus sereins mais pour l'instant, rien n'a vraiment commencé." Le ton est soulagé, mais pas tout à fait enjoué. Quentin Latouche, le fils de Patrick et Nathalie, n'ose pas encore crier victoire. Jusqu'à "jeudi ou vendredi dernier", ses parents étaient toujours sous le joug d'une expulsion à partir du samedi 4 juillet. Leur maison, achetée en 1999, était jugée trop dangereuse pour que le couple continue à y vivre.

De grandes fissures lézardent les murs. "La maison part en avant, tout bouge ici, nous racontait Nathalie début juinLes fissures sont partout, il y a des fenêtres qu’on ne peut plus ouvrir, le froid s’infiltre. Et puis, je ne suis pas sereine quand je garde mon petit-fils dans la maison."
 

Un délai et deux propositions de relogement

Finalement, à seulement un jour ou deux de la date butoir, la mairie a accordé un délai au couple, qui n'est plus forcé de quitter les lieux sous peine de payer 50 euros d'amende par jour. Autre bonne nouvelle : la mairie serait en mesure de racheter la maison 20 euros du mètre carré. Une entreprise se prête également volontaire pour détruire la maison bénévolement. "Les parents sont contents, car on sait très bien qu'ils ne sont pas obligés de la reprendre", admet Quentin.
 
Sur la façade du bâtiment, des dizaines de fissures sont modestement colmatées.
Sur la façade du bâtiment, des dizaines de fissures sont modestement colmatées. © Document remis

Comme une bonne nouvelle arrive rarement seule, deux solutions de relogement envisageables ont été proposées au couple. La première, temporaire, est un logement du bailleur social le Foyer rémois. Un appartement vaste, avec une terrasse, un jardin et situé dans la commune, un critère indispensable pour que Nathalie, sans permis, puisse continuer à aller travailler. "On verra bien comment ça va se passer par la suite, pour le moment pas de faux espoirs", ajoute Quentin.

Pour le moment, cette solution n'est pas garantie. Le dossier du couple doit encore passer en commission d'attribution. Cette solution leur permettrait de patienter en sécurité en attendant une autre proposition de la mairie : une vieille bâtisse dont le toit est à refaire. "Le couple qui la détenait a été forcé de partir à cause de la toiture qui menaçait de s'effondrer. On attend de la visiter avec une entreprise pour estimer les coûts de rénovation et voir si c'est faisable", nuance Quentin, encore prudent après les dures péripéties endurées par la famille.
 
 

Une adresse mail pour les entrepreneurs volontaires

En plus de cette expertise, les Latouche auront besoin de nombreux entrepreneurs pour des travaux dont ils ne connaissent pas encore l'ampleur. Quentin a créé une adresse mail pour que ceux qui aimeraient leur venir en aide puissent le faire : aide.latouche@outlook.fr"Les deux nouvelles sont tombées en même temps, mais il reste encore de l'attente car la bâtisse n'appartient pas encore à la mairie", constate Quentin.

Malgré sa prudence, le jeune homme est content des avancées dans le dossier de ses parents. Patrick et Nathalie devaient encore rembourser 8.500 euros de prêt de leur maison jusqu'en 2022, qui rendait impossible une location en plus de leurs mensualités. Grâce à l'aide des internautes, ils ont recueilli plus de 10.700 euros. De quoi envisager plus sereinement leurs déménagements.

 
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