Paris 2024 : le médaillé d'or de judo Axel Clerget espère terminer sa carrière aux Jeux olympiques

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Grand Slam : la course à la qualification olympique ©France Télévisions

Les Jeux olympiques de Paris 2024 approchent, et les judokas sélectionnés pour la compétition ne sont pas encore tous désignés. Des dizaines d'athlètes espèrent décrocher l'une des quatre dernières places pour les Jeux de Paris, dont Axel Clerget, médaillé d'or aux JO de Tokyo.

À six mois des Jeux olympiques de Paris, la tension monte pour les athlètes pouvant participer aux JO. C'est le cas du haut-marnais Axel Clerget qui peut décrocher l'une des quatre dernières places pour Paris 2024. Il jouera gros lors du tournoi Paris Grand Slam 2024, qui se déroule du 2 au 4 février 2024, au palais omnisports de Paris-Bercy.

La saison d'Axel Clerget s'annonce exceptionnelle. L'excitation est de mise pour le champion olympique par équipes, lors des Jeux de Tokyo, "certaines années, j'avais la pression, mais là, je le prends avec détachement. Ça reste un bon moment, ce n'est pas le quotidien de tout le monde. J'en profite parce que dans quelque temps, ce sera fini".

À quelques mois de l'événement sportif de l'année, tous les athlètes médaillables sont présents lors d'une journée de rencontre avec les médias, mercredi 17 janvier 2024. L'ambiance est détendue, mais les grandes échéances sont imminentes. Si dix des quatorze places pour les JO de Paris sont déjà déterminées, il reste quatre places à prendre, dont la catégorie des moins de 90 kg, celle d'Axel Clerget.

Paris Grand Slam 2024, un cap décisif

Le tournoi de Paris sera déterminant. "Je connais l'enjeu. Je sais ce que ce qui va se jouer sur cette compétition, raconte Axel Clerget au micro de notre journaliste Clément Meunier. Pour l'instant, je suis dans ma préparation et j'ai envie de savoir si je serai aux Jeux ou pas, j'ai envie de voir le dénouement du film."

La France veut être championne olympique à Paris, donc on doit avoir le meilleur combattant.

Stéphane Nomis, président de la Fédération française de judo

Le premier week-end de février sera marqué par le 50ᵉ tournoi de Paris. Ce sera la 14ᵉ participation à Bercy pour Axel Clerget, un record, mais surtout le moment d'aller chercher sa place pour les Jeux olympiques. "Entre un ancien qui a beaucoup d'expérience et des jeunes fougueux qui ont beaucoup d'énergie, c'est un choix stratégique, explique Stéphane Nomis, président de la Fédération française de judo. La France veut être championne olympique par équipe à Paris, donc on doit avoir le meilleur combattant, celui qui va être capable de faire les deux compétitions avec la motivation et un corps qui tient jusqu'au bout."

Frédérique Jossinet, vice-présidente de la fédération en charge du haut niveau et de la performance, maintient également le suspens. "L'âge, pour moi, ce n'est pas un critère. On est très factuel depuis que je suis à la tête du comité de sélection. J'ai demandé beaucoup de précision et d'indicateurs au staff et aux responsables d'équipe, en allant chercher beaucoup de données."

Se battre pour reproduire l'exploit des JO de Tokyo

L'expérience d'Axel ou la foule de la jeunesse, voilà l'enjeu désormais. Axel Clerget, 36 ans, relativise, bien aidé par son petit garçon. "Il n'y a pas que le judo, c'est ce qui m'a fait relativiser dans ma carrière pour être encore plus performant. Sinon, c'est trop de pression. Sur un événement comme Bercy, où il y a une grosse partie la qualification des Jeux qui se joue, eh bien il n'y a pas de stress."

Pas de stress, mais bien l'envie de briller à nouveau, comme aux Jeux où il avait remporté le titre par équipe à Tokyo. "C'était juste fou. J'ai envie de le revivre, en plus à la maison, mon fils pourra les suivre, la famille sera là, tout le monde sera là. Il y a tellement d'attente, ça serait une très belle fin de film."

Une fierté et un palmarès à garnir pour Axel en cette année 2024, avec au programme les championnats d'Europe en Croatie en avril, les championnats du monde aux Émirats arabes unis en mai, et les Jeux olympiques d'été. "Savoir que je peux changer un palmarès – sachant qu'il est déjà conséquent – en six mois, c'est dingue. J'ai hâte de récolter tous les fruits de mon travail sur toute ma carrière."

Le début de sa quête débute au tournoi de Paris le premier week-end de février, pour viser les JO de Paris et une fin de carrière en apothéose. Un reportage à découvrir en intégralité dans l'émission Sports d'ici, tous les samedis à midi sur France 3 et en replay sur france.tv.