Limitation à 80 km/h : le point en Lorraine

A partir du 1er juillet, les routes secondaires à double sens, sans séparateur central, seront désormais limitées à 80 km/h, au lieu de 90 jusqu'à présent. Le point sur les axes concernés en Lorraine, alors que l'opposition à la mesure se généralise.

Par Bastien Munch

La mesure fait toujours débat. Et pourtant, c'est acté. Dès le 1er juillet 2018, toutes les routes départementales en double sens et sans séparateur central seront limitées à 80 km/h, au lieu de 90 aujourd'hui. La nouvelle loi a été publiée au Journal officiel dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 juin 2018.

En Lorraine, plus de 14.500 kilomètres de routes sont concernés. Entre 2006 et 2015, 766 personnes sont décédées dans des accidents concernant ces tronçons.
 


 

Les routes les plus accidentogènes dans la région

A noter qu'un rapport sorti en avril 2018 par la Sécurité routière confirme la dangerosité des routes nationales et départementales bidirectionnelles (sans séparateur central).

Selon l'organisme public, 20% de ces routes concentrent au total 55% des morts dans des accidents de la route en France.


Une fronde généralisée

Dans tout le pays, au niveau national comme local, nombre d'élus et de citoyens s'indignent.

Dernier exemple en date : à l'Assemblée, le jeudi 21 juin 2018, le député LR Vincent Descoeur a déposé une proposition de loi pour permettre aux maires et aux élus locaux d'adapter les limitations de vitesse à leur territoire.

Au terme d'un débat mouvementé, la proposition a largement été retoquée par la majorité, par 95 voix contre 68.

Dans les territoires ruraux également, les élus opposés à la nouvelle limitation ne sont pas vraiment motivés à changer la signalisation. Alors que tous les panneaux devraient être changés au 1er juillet 2018, beaucoup de tronçons ne seront pas renouvelés à temps. 

Pour couronner le tout, les présidents des Conseils départementaux de Moselle et de Meuse ont demandé au gouvernement de renoncer à la mesure, dans une lettre ouverte à Edouard Philippe.

Ils craignent que l'attractivité de leurs territoires ruraux soit minée par cette nouvelle contrainte sur les routes.

Et pourtant, même si tous les panneaux ne sont pas changés à temps, c'est la loi qui fait foi.
Les automobilistes sont prévenus.
 

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