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Jacques Chérèque est mort

Jacques Chérèque, chez lui à Pompey / © France 3 Lorraine
Jacques Chérèque, chez lui à Pompey / © France 3 Lorraine

Jacques Chérèque, ouvrier, syndicaliste et ministre est décédé dimanche 24 décembre 2017. Un hommage lui a été rendu en l'église de Pompey jeudi 28 décembre.

Par Yves Quemener

Jacques Chérèque est décédé dimanche 24 décembre 2017. Il avait 89 ans. 

"Jacques Chérèque est parti, la Lorraine perd l’un de ses plus grands ambassadeurs" a dit, dimanche 24 décembre, Mathieu Klein, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle.

Et d'ajouter : "lui qui n’a jamais cessé de croire en elle et de s’engager pour son renouveau. Jacques était la meilleure incarnation de cette gauche qui agit et qui transforme, du syndicaliste des aciéries de Pompey au préfet et ministre".

Jacques Chérèque est né en 1928. Il est recruté comme ouvrier en 1949 dans l'usine sidérurgique de Pompey.
Il intègre en 1953 le syndicat CFTC de l'usine, devenu plus tard CFDT lors de la scission du mouvement syndical chrétien.
Jacques Chérèque, en réunion syndicale / © France 3 Lorraine
Jacques Chérèque, en réunion syndicale / © France 3 Lorraine

Il prend rapidement des responsabilités dans la fédération de la métallurgie. En 1979 il devient n°2 de la Cfdt, aux côtés d'Edmond Maire. Chargé de l'international, c'est l'époque où il côtoie de grands syndicalistes étrangers comme Lech Walesa ou le brésilien Lula, qui deviendront tous deux présidents dans leurs pays. 

En 1984 il franchit à son tour le pas vers la politique. Il est nommé préfet délégué en charge de la reconversion de l'industrie sidérurgique lorraine, en pleine crise. Il deviendra ministre délégué à l'Aménagement du territoire et à la Reconversion en 1988. C'est l'époque de la fermeture de "son" aciérie de Pompey (2.500 salariés). Il se bat pour faire venir des entreprises sur le site, où travaillent aujourd'hui plus de 4000 personnes. C'était sa plus grande fierté.

Réactions dans le 19/20 à l'annonce de la mort de Jacques Chérèque
C'est à Pompey qu'ont été célébrées ses obsèques, jeudi 28 décembre. Une foule d'amis, d'anciens de l'usine, de compagnons de lutte étaient présents. Plusieurs personnalités politiques et syndicales ont rendu hommage à l'homme de conviction et d'action. La Cfdt, endeuillée cette année par le décès de François Chérèque (le fils de Jacques) et par celui d'Edmond Maire (patron de la confédération de 1971 à 1988) était représentée par Nicole Notat, qui a dirigé le syndicat pendant 10 ans.
Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la Cfdt
Edouard Martin, le bouillant porte-parole des "Mittal" de Florange, est - comme Jacques Chérèque - passé du syndicalisme à la politique : il est aujourd'hui député socialiste au Parlement Européen. Des parcours qui leur ont valu, à tous les deux, des critiques virulentes. Les deux hommes n'ont pas toujours été d'accord mais Edouard Martin admet aujourd'hui que Jacques Chérèque, "un visionnaire", a eu raison avant tout le monde.
Edouard Martin, ancien leader Cfdt de l'aciérie de Florange


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