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Meurtre au lac du Der : “Cette affaire-là, j'en ai rien à foutre”

L'arme du crime, une carabine 22 long rifle, dans la salle d'audiences. / © Laurent Vilain / France 3 Champagne-Ardenne
L'arme du crime, une carabine 22 long rifle, dans la salle d'audiences. / © Laurent Vilain / France 3 Champagne-Ardenne

Le principal accusé, Bruno Aubertin, a créé un gros incident d'audience ce jeudi après-midi devant la cour d'assises de la Marne lors du deuxième jour de son procès pour l'assassinat de Jonathan, 19 ans. Interrogé depuis de longues minutes par la présidente, il s'est soudainement emporté.

Par IG avec Laurent Vilain

"Clairement, cette affaire-là, j'en ai rien à foutre, ça me saoûle..." Interrogé depuis de longues minutes par la présidente de la cour d'assises de la Marne sur ses contradictions durant ses déclarations, Bruno Aubertin lâche cette phrase déroutante. La présidente le reprend, lui expliquant qu'il encourt la réclusion à perpétuité. Réponse du principal accusé : "Mettez-moi perpet' j'le ferai, c'est tout..." Silence dans la salle. Les membres de la famille de la victime sont stupéfaits.

Le principal accusé Aubertin et son beau-frère, François Sommesous, sont jugés depuis mercredi par la cour d'assises de la Marne pour l'assassinat de Jonathan Cwikla, 19 ans. Ce jeudi, la cour étudie le détail des faits de cette dramatique journée. Le 4 août 2013, Jonathan et ses amis croisent la route des deux accusés près du lac du Der. Un simple refus de priorité engendre une altercation entre les deux groupes. Une amie de Jonathan intervient pour calmer les esprits. Chacun repart de son côté.

Mais Aubertin, 19 ans au moment des faits, et Sommesous, 22 ans à l'époque, veulent en découdre à nouveau. Ils rentrent chez Sommesous pour s'équiper d'une carabine 22 long rifle et repartent à la recherche des passagers de l'autre voiture. Ils les retrouvent très vite sur le parking d'un restaurant. Aubertin tire sur le véhicule, atteignant le passager arrière gauche d'une balle dans la tête. Le lendemain du drame, Aubertin se rend chez les gendarmes, déclarant être l'auteur du coup de feu, ce qu'attestera un témoin.

Un homme sans empathie

Ce mercredi, la cour avait tenté de cerner la personnalité des deux accusés. Inconnu jusque-là des services de police, Bruno Aubertin a été décrit comme quelqu'un d'impulsif et d'immature, un jeune homme "déconcertant de candeur", capable de faire abstraction de la victime et des conséquences de son geste mais ne présentant "aucune déficience intellectuelle". "Il endosse la responsabilité de ses actes en considérant qu'ils sont sans gravité", selon le rapport d'un expert. Il n'a pas eu d'éducation pour se mettre à la place de l'autre et apprendre l'empathie".

"Au départ vous êtes un sale gosse, après ça devient bien pire", a résumé la présidente de la cour d'assises. La justice tente également de savoir quel rôle a réellement eu son complice Sommesous, décrit comme "impulsif" par les experts.

Le verdict est attendu vendredi. Les deux hommes encourent la perpétuité.

Assassinat du lac du Der : deuxième jour du procès aux assises de la Marne

 

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