Champagne en Russie : deux ministres défendent l'appellation à Epernay, "il n’est champagne que de la Champagne"

Le ministre de l'agriculture Julien Denormandie et le ministre délégué au commerce extérieur Franck Riester étaient à Epernay ce vendredi 9 juillet à la suite des restrictions sur la vente de Champagne en Russie.
Franck Riester et Julien Denormandie à Epernay.
Franck Riester et Julien Denormandie à Epernay. © Teddy Caruel - FTV

Deux ministres du gouvernement montent au créneau pour défendre l'appellation champagne malmenée en Russie. Le ministre de l'agriculture Julien Denormandie et le ministre délégué au commerce extérieur Franck Riester étaient à Epernay ce vendredi 9 juillet suite à la suite des restrictions sur la vente de Champagne en Russie. Lors de la rencontre de ce matin, le CIVC a appelé à une désescalade. "Les deux ministres ont insisté sur la mobilisation de toutes et tous pour la défense de l’appellation champagne et ont conforté la stratégie du dialogue et de la concertation avec les autorités russes", a tweeté le député de la circonscription, Eric Girardin. 

"Nous sommes venus ce matin à Epernay avec Julien Denormandie, pour affirmer notre soutien total aux producteurs et professionnels du champagne. Dialogue et fermeté avec la Russie pour défendre les intérêts de cette filière d’exception", a affirmé Franck Riester. Le ministre de l'agriculture lui, a redit qu'ils étaient mobilisés avec son collègue aux côtés des viticulteurs de Champagne. "Le champagne, c’est fait en France et cela vient de Champagne. Cela doit rester très clair et sans ambiguïté. Le gouvernement est mobilisé pour trouver des solutions face aux décisions russes".

Les raisons de la colère

Les professionnels du champagne sont en effet remontés contre une nouvelle législation russe, qui impose aux vignerons champenois de ne plus traduire "Champagne" en cyrillique, et d'utiliser l'appellation de "vin effervescent". Lundi 5 juillet, les professionnels du champagne se sont insurgés contre une nouvelle loi russe, adoptée vendredi dernier par Vladimir Poutine. Les raisons de la colère : le terme "Champagne" ne sera plus traduit en alphabet cyrillique sur les bouteilles à destination du marché russe. Comble de l'outrage, seule la mention "vin effervescent" sera retranscrite en cyrillique au dos de la bouteille, reléguant le champagne au même rang que le mousseux, le prosecco et autres vins à bulles. 

«Il n’est Champagne que de la Champagne !» Ce matin à Epernay, Catherine Vautrin, Présidente de Reims Métropole,  et Arnaud Robinet, Maire de Reims et Vice-Président de la Région Grand Est, ont accueilli le ministre de l'agriculture au CIVC avec les professionnels et les élus du territoire pour défendre l’appellation "qui fait l’objet d’un hold-up par la Russie", affirme Arnaud Robinet. La députée de la Marne, Lise Magnier était également sur place, lors de cette visite pour affirmer le "soutien de la France à nos IGP/AOP et aux professionnels/producteurs de champagne".

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