Menaces de grève sur le bac 2019 : le ministre de l'Éducation affiche sa sérénité à Épernay

Jean-Michel Blanquer à la sortie du conseil des ministres le 22 mai 2019. / © Leon Tanguy/MAXPPP
Jean-Michel Blanquer à la sortie du conseil des ministres le 22 mai 2019. / © Leon Tanguy/MAXPPP

Malgré les menaces de grève qui pèsent sur le bac 2019, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer s'est montré serein ce jeudi 30 mai à Épernay (Marne). "Le 17 juin, les choses se passeront normalement pour tous les élèves", a-t-il assuré.

Par M. F. avec Cécile Banasik

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, était à Épernay dans la Marne ce jeudi 30 mai au congrès national de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP). Interrogé en marge du rassemblement à propos de la possible grève des enseignants lors des épreuves du baccalauréat 2019, le ministre s'est voulu rassurant.

"Notre premier devoir à tous, c'est d'assurer une sérénité du passage du baccalauréat. Donc mon message est évidemment un message de sérénité, notamment vis-à-vis des élèves. On n'a pas besoin d'ajouter du stress au stress qui peut déjà exister quand on prépare un examen", a expliqué le ministre lors d'un point presse.
 

Le 17 juin, les choses se passeront normalement pour tous les élèves. Nous nous organiserons pour qu'elles se passent comme il faut. Donc il ne faut pas qu'il y ait d'inquiétudes sur cette question.
- Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale


Plusieurs syndicats de professeurs appellent à une grève de la surveillance des épreuves pour le premier jour du baccalauréat. Une intersyndicale, composée du Snes (premier syndicat du second degré), du Snalc et de la CGT, s'est réunie mercredi 29 mai pour prendre cette décision.

Ils s'opposent à la réforme du lycée et du baccalauréat, à la loi "pour une école de la confiance" portée par le ministre. Ils réclament également une revalorisation salariale.
 

"Ce n'est pas un mode d'action convenable"

Le ministre a fait part de sa surprise face à cette menace de grève : "J'ai dit que j'étais surpris parce que je pense que ce n'est pas un mode d'action convenable pour quelque revendication que ce soit. Par ailleurs, ma porte est ouverte sur les différents sujets qui sont abordés, notamment le sujet de la rémunération des professeurs.

J'ai déjà eu l'occasion de le dire, le président de la République lui-même l'a dit. Donc je n'ai besoin d'aucune pression pour ouvrir ma porte. Elle est déjà ouverte et ce n'est pas nécessaire de passer par un mouvement de grève, a fortiori au moment des examens."

 

Encore une fois, je sais que les professeurs de France sont responsables et ce n'est pas le genre de mot d'ordre qu'ils suivront très fortement.
- Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale


Le congrès de la PEEP se poursuit à Épernay jusqu'à samedi.
 

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