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Affaire Reims-Bastia : renvoi du procès en appel de supporters du SC Bastia

Le procès en appel de sept supporters bastiais, rejugés à leur demande après leur condamnation pour des incidents survenus le 13 février en marge de la rencontre de Ligue 1 de football Reims-Bastia, a été renvoyé au 16 février à la demande de la défense.
© France 3 Champagne-Ardenne
A la demande de la défense, le procès en appel des sept supporters bastiais jeudi à Reims a été renvoyé au 16 février. Ils étaient rejugés à leur demande après leur condamnation pour des incidents survenus le 13 février en marge de la rencontre de Ligue 1 de football Reims-Bastia.

Les sept supporters bastiais avaient été condamnés le 13 mai à des amendes allant jusqu'à 2.000 euros pour outrage et rébellion contre les forces de l'ordre.

"On ne veut pas seulement la relaxe mais la condamnation des forces policières", a déclaré à l'AFP, avant l'audience devant la cour d'appel, l'un des prévenus, dénonçant "une bavure" de la police.

Six prévenus comparaissaient libres, le septième, en détention pour une affaire connexe, était dans le box de la salle d'audience.

La vidéo de la séquence des interpellations et des incidents qui ont suivi dans les rues de Reims devait être visionnée au début du procès. Mais la vidéo, protégée par un mot de passe, n’a pas pu être regardée.

"La police nationale est un sujet tabou : on ne veut pas d'histoire avec la police et on jette aux fauves les Bastiais", a dit l'un des avocats de la défense, Me Mathieu Fabiani, avant les débats.

Les incidents s'étaient déroulés en marge du match de Ligue 1 de football Reims-Bastia le 13 février 2016. Se disant innocents, les prévenus condamnés avaient fait appel et déposé plainte contre la police pour "violences aggravées, faux et usage et faux".

Ces plaintes avaient été classées sans suite fin novembre, avait indiqué le parquet de Reims, estimant que "les troubles à l'ordre public (…) [avaient] conduit les services de police à user de la force strictement nécessaire".

Vendredi matin, à Reims, les supporters corses ont lancé un appel à témoins sous la forme d'un tract qu'ils ont distribué aux passants dans le centre-ville de Reims.

© France 3 Corse

Lors des heurts après le match, un jeune supporteur bastiais qui ne faisait pas partie des sept prévenus, Maxime Beux, a perdu l'usage d'un oeil dans des circonstances qui restent à déterminer, ce qui avait provoqué une vague de manifestations en Corse les jours suivants.

Le président de l'assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni a affiché mercredi son soutien à sept supporters du SC Bastia.

"Ce procès intervient dans un contexte particulièrement tendu en raison du défaut de transparence et du manque de célérité dans l'administration de la justice depuis le début de la procédure", regrette Jean-Guy Talamoni dans un communiqué.

Evoquant "un fort sentiment d'injustice", le président de l'assemblée de Corse estime que "les jeunes Corses concernés sont passés du statut de victimes à celui d'auteurs d'infractions, tandis que ceux qui apparaissaient comme leurs agresseurs ne semblent nullement inquiétés".

Regardez le direct réalisé dans le 19/20 par Maia Graziani :

durée de la vidéo: 01 min 37
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(avec AFP et France 3 Corse Via Stella)

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