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Bezannes (Marne): “Les p'tits chatons” seule micro-crèche du Grand Est ouverte en non-stop

A Bezannes près de Reims, cette crèche est ouverte 24h sur 24. Un concept unique dans la région Grand Est. / © Teddy Caruel, France 3 Champagne-Ardenne
A Bezannes près de Reims, cette crèche est ouverte 24h sur 24. Un concept unique dans la région Grand Est. / © Teddy Caruel, France 3 Champagne-Ardenne

Envie de faire garder vos enfants à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, même le week-end ou les jours fériés ? Dans le Grand Est, une seule option, la micro-crèche "Les p'tits chatons" à Bezannes qui a ouvert ses portes le 1er avril dans la Marne.   

Par Marc Schmitt

"La crèche a ouvert le premier avril mais cela fait plus de trois ans que je mûri ce projet. Depuis la naissance de mon fils en 2015", démarre la directrice de la micro-crèche "Les p'tits chatons", Mélissa Noizet.

A 30 ans, cette infirmière qui travaille la nuit aux urgences de la clinique de Bezannes près de Reims, et qui officie également à domicile à Cormontreuil, a en effet été directement confrontée à la difficulté de faire garder son enfant en-dehors des horaires traditionnels. "Pour ma part, je trouvais des solutions. Le papa a des horaires plus classiques et puis il y a la famille. Mais tout le monde n'a pas cette chance. La clinique avait des partenariats avec des crèches mais qui étaient plus éloignées, ça m'a donné l'idée de cette micro-crèche ouverte non-stop", explique-t-elle.

L'idée est simple, sa mise en œuvre plus compliquée. "C'est peut-être pour cela qu'il n'y en a pas plus", lâche Mélissa. Après trois ans à courir après les autorisations et les subventions, elle décide, il y a un an, de s'associer avec sa maman Nathalie Ducellier, et Orlane Noizillet, garde à domicile, "pour des raisons financières".
 

"Comme une seconde maison"

Un parcours du combattant mais le résultat est là : un local de 240 mètres carrées avec un grand espace de vie et quatre chambres individualisées. "Je n'ai pas voulu faire quelque chose avec des couleurs qui flashent mais au contraire, j'ai essayé de me rapprocher d'une ambiance cosy, comme à la maison. Les parents vont pouvoir laisser leur enfant passer la nuit ici, il faut donc qu'ils aient confiance pour ce lieu devienne comme une seconde maison", explique Mélissa.

"On a une application qui nous permet d'envoyer des photos de l'enfant pendant la journée. Les parents adorent ça"
-Mélissa Noizet, directrice de la miro-crèche "Les p'tits chatons"-

Neuf personnes travaillent dans la structure qui peut accueillir au maximum dix enfants. Mélissa et Orlane, elles, se relayent pour assurer les gardes de nuit. "On a en moyenne cinq-six enfants par jour. Une vingtaine de contrats on été signés et trois enfants nous ont été confiés pour de la garde de nuit. Pour ce premier mois de démarrage, on est très content. On a déjà fait dix nuits, c'est bien qu'il y a un besoin."
 
Micro crèche à Bezannes

 

Une salle dédiée à l'allaitement

Pour s'assurer un minimum de clientèle, Mélissa Noizet a noué un partenariat avec la clinique de Bezannes, sa micro-crèche est d'ailleurs située juste en face. "Je suis aussi à cinq minutes du CHU et puis, Bezannes est une ville qui est en plein développement avec notamment des implantations d'entreprises. C'était important pour moi d'être très proche du lieu de travail des gens. Ça permet aux mamans qui allaitent de pouvoir continuer à le faire, on a d'ailleurs une salle dédiée pour cela."

Chez "Les p'tits chatons", une personne est en permanence d'astreinte ce qui permet également de proposer un service de garde occasionnelle ou de garde d'urgence.

Et du côté du prix ? "On est peut-être un peu plus cher que d'autres micro-crèches avec un prix de 10€ de l'heure la journée, 11€ la nuit soit, avec les aides de la CAF, un reste à charge, selon les revenus des familles, entre 1€50 et 4€. Mais contrairement à ce qui peut se faire ailleurs, c'est tout compris. Les parents n'ont pas de produits à amener, pas de couches non plus puisqu'on a fait le choix de couches lavables, et on ne facture pas de frais d'entretien", détaille Mélissa Noizet.

La préparation des repas n'est quant à elle pas encore assurée mais ce n'est qu'une question de temps avec l'objectif de tout préparer sur place. Reste donc désormais à trouver son public et à se faire connaître, ça a l'air bien parti…
 

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