Coronavirus : le maire de Reims et président du CHU Arnaud Robinet veut rencontrer Macron sur l'avenir de l'hôpital

Dans un communiqué publié ce 10 juin 2020, le maire de Reims, Arnaud Robinet, par ailleurs président du CHU, demande à rencontrer le président de la République au sujet de la reconstruction du secteur hospitalier à Reims. Il dénonce la suppression annoncée de lits à l'hôpital. 

L'entrée du CHU de Reims, vendredi 3 avril 2020.
L'entrée du CHU de Reims, vendredi 3 avril 2020. © MM - FTV

Une rencontre au sommet de l'Etat. Pour parler de l'avenir du secteur hospitalier, à l'heure de la sortie de crise sanitaire. Voilà ce que demande le Maire de Reims et président du CHU de la ville, Arnaud Robinet, à Emmanuel Macron, Président de la République. Le maire réélu veut alerter le chef de l'Etat sur la reconstruction du CHU de Reims dans le cadre des orientations définies par le Copermo (Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers).

Ce courrier daté du 10 juin est adressé directement au Président de la République. Arnaud Robinet, s’inquiète du projet de reconstruction du CHU de Reims défini par le comité interministériel. Dans un contexte sanitaire tendu. "Comme vous le savez, la Région Grand Est, et notamment la Champagne­-Ardenne, ont été très impactées par la crise du Covid19. […]  Cette crise met particulièrement en évidence et une nouvelle fois, le caractère inacceptable des demandes du Copermo à l'égard du CHU de Reims, à savoir une réduction de 24% de ses lits de médecine et de chirurgie ainsi qu'un nombre de lits de soins critiques très insuffisant". 

 

E MACRON - Pdt de la République - Reconstruction du CHU de Reims by Matthieu Mercie on Scribd

Nouvel examen demandé

Pour faire en sorte de bouger les lignes, et inciter l'Etat à revoir sa copie, le maire de Reims demande "un nouvel examen du dossier du Copermo du CHU de Reims afin que soit réellement prise en compte la situation de cet établissement (par ailleurs dans un état financier très sain depuis plusieurs années) et celle de son territoire, et lui permette de jouer son rôle de recours régional que cela soit en nombre de lits de chirurgie, de médecine, ou de réanimation, ainsi que d'activités opératoires". 

Le courrier est co-signé par différents parlementaires de Champagne-Ardenne, la présidente du Grand Reims, Catherine Vautrin, mais aussi par le président de la Région Grand Est, Jean Rottner, lui même médecin urgentiste à Mulhouse. Du côté syndical, FO Santé abonde dans ce sens. Cédric Renard délégué FO santé dans la Marne confirme et soutient la demande du maire de Reims. "Il faut arrêter de supprimer des lits, la crise sanitaire a ouvert les yeux de beaucoup de monde, et le maire a raison, il défend l’hôpital. Il faut revoir la réduction des lits".

On est dans une phase de reconstruction, et la suppression de lits va de pair avec la suppression de postes. Il assure, le maire, il est au top, il faut éviter ces suppressions. 

-Cédric Renard, FO santé Marne

Le syndicat FO santé comme la CGT du CHU de Reims appellent d'ailleurs à un mouvement de grève le 16 juin, pour défendre les salaires et demander entre autres, l'arrêt de la suppression de lits médicaux. 

 

Quant au plan Copermo, c’est un deal avec l'Etat, qu'il faut selon le syndicaliste, revoir entièrement. "On construit, on rénove, mais sous certaines conditions… L’Etat nous prête de l’argent, mais en rendant les postes en contrepartie. On va se battre aussi là-dessus". En pleine crise du covid19, le directeur de l'ARS Grand Est avait été limogé pour avoir exprimé clairement que le plan de réduction de lits "était justifié". Il avait suscité une polémique nationale. Cette éviction en quelques jours à peine, devrait donner de l'espoir au maire de Reims et président du CHU dans son nouveau combat. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société coronavirus
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter