Coronavirus et violences conjugales : "c'est l'horreur d'être enfermé avec son bourreau"

Pendant le confinement, les violences conjugales sont au coeur des préoccupations des associations, des victimes et de l'Etat. Même confinées, vous pouvez vous sauver, c'est le message rappelé par le CIDFF 51.
Face au risque d'augmentation des violences conjugales, de nouveaux dispositifs d'alerte ont été mis en place.
Face au risque d'augmentation des violences conjugales, de nouveaux dispositifs d'alerte ont été mis en place. © PhotoPQR/La Montagne/Florian Salesse
"Infernal !  En tant que victime, c'est déjà compliqué, mais avec le confinement, c'est l'horreur d'être enfermé avec son bourreau", confie Lina.

Cette maman de 47 ans sait trop bien de quoi elle parle. Pendant des années, elle a subi les violences de son conjoint. Elle se remet à peine et le confinement la replonge dans ce passé douloureux. "Pour les victimes, cette période est un huit clos terrible, car elles se replongent dans leur histoire", confirme Laure Benimeli, travailleuse sociale dans l'accompagnement des femmes victimes de violences pour le CIDFF 51 (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles) à Châlons-en-Champagne.

En télétravail, Laure Benimeli continue à accueillir les victimes de violences conjugales. Joignable au 06 69 22 72 70 ou par mail : cidffdelamarne@gmail.com, l'équipe du CIDFF peut recevoir sur rendez-vous dans ses locaux actuellement fermés. "Depuis le début du confinement, les appels affluent de la part de nouvelles victimes mais aussi des anciennes qui revivent l'enfer dont elles ont réussi à s'échapper", souligne la travailleuse sociale.

 

"On n'oublie jamais, rappelle Lina. Aujourd'hui, j'ai quitté mon ex mais j'ai toujours peur des représailles."  Son ex-compagnon a purgé une peine de huit mois de prison ferme mais la mesure d'éloignement des deux ans qui suivait sa peine a pris fin en septembre dernier. Depuis, Lina est de nouveau harcelée. Elle reçoit de sa part plus de 170 sms de menaces par jour et des insultes via les réseaux sociaux.

Le CIDFF de la Marne a porté plainte et l'affaire est suivie par le parquet de Reims. "Laure me rassure et me dit qu'il sera de nouveau condamné. Mais entre temps, à chaque fois que je sors, j'ai l'impression d'être suivie et j'ai peur qu'un jour il parvienne à me tuer. Mes enfants resteront sans leur maman. Je suis presque soulagée d'être confinée car je me dis que lui aussi, donc qu'il ne peut plus se déplacer", ajoute Lina.
 

Atteindre un téléphone : une mission impossible

Depuis le 1er avril, le 114, numéro d'urgence destiné aux personnes sourdes et malentendantes est également accessible aux personnes victimes de violences intrafamiliales. "Composer le 114 est un très bon dispositif, selon Laure Benimeli, d'autant que nous l'avions demandé il y a longtemps déjà. Seulement encore faut il que les victimes puissent disposer d'un téléphone", alerte cette professionnelle.

"Mon ex me rouait de coups dès que mon téléphone sonnait ou qu'un numéro privé s'affichait, se rappelle Lina. Comment aller s'enfermer dans la salle de bains, écrire un sms rapidement et l'envoyer quand le bourreau a sa crise ? Systématiquement, quand je rentrais, il me confisquait mon téléphone et scrutait chaque appel émis ou reçu. A chaque appel, un interrogatoire et si la réponse ne lui convenait pas, je recevais un coup. Alors j'imagine qu'en cette période de confinement, les auteurs de ces faits ont déjà pris les téléphones des victimes."

"Il est vrai que pendant cette période, il est très difficile d'atteindre les victimes, confirme Virginie Guérin, déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité mais "le gouvernement est engagé, avec ses partenaires institutionnels et associatifs, pour garantir le maintien des droits des femmes et des hommes dans un contexte de confinement. Un « terreau favorable aux violences conjugales » comme l'a dit Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Nous faisons tout pour appliquer les directives nationales afin d’assurer l’accompagnement des victimes de violences conjugales."

Ce travail, son service le faisait déjà avant le confinement et continuera à le faire. "Ce qu'on va regretter à la fin de ce confinement c'est que ce numéro le 114 ne soit plus disponible pour les victimes." Un constat partagé par tous les professionnels de terrain.
 

Sortir : seconde mission impossible

Autre mesure prise par le gouvernement depuis l'annonce du confinement, les victimes peuvent donner l'alerte au moment de chercher les médicaments en pharmacie. Notamment par l'intermédiaire d'un code, si leur conjoint se trouve à côté. "Par exemple, masque 19", précisait le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, le 26 mars sur France 2. A charge alors pour les pharmaciens de prévenir les forces de l'ordre.
 

Mais là aussi, en pratique, les choses sont souvent plus compliquées. "Mon ex ne me laissait sortir que pour une bonne raison", enchaîne Lina. Avec ce dispositif d'alerte, les bourreaux sont alertés et ne laisseront sûrement pas leurs victimes sortir du domicile pour faire des courses et encore moins aller dans une pharmacie."

La permanence du CIDFF 51 a constaté à la fin de la quatrième semaine de confinement, une augmentation des appels.
Laure a été appelé par une dizaine de nouvelles victimes. Mais là encore, les chiffres risquent d'être en deça, car entre la première prise de contact téléphonique et le dépôt de plainte il y a du chemin et toutes les victimes ne donnent pas suite immédiatement.

Un constat partagé par Virginie Guérin qui craint d'avoir des chiffres officiels qui ne reflètent pas la réalite car le confinement est une difficulté supplémentaire pour les victimes. "En cette période de confinement, les associations de défense des droits des femmes ont adapté leurs modalités d’accueil et d’accompagnement afin de préserver la santé du personnel et des victimes. La délégation aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes (DDFE) de la Marne assure un suivi régulier auprès de ces associations afin d’appréhender les difficultés éventuelles. Sur les trois premières semaines de confinement, les associations ont accueilli plus de 40 victimes de violences conjugales."

La déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité a également fait le tour de tous les pharmaciens. "Sur les 180 officines de la Marne, toutes ont répondu présent. Elles ont formé leur personnel pour accueillir les victimes et ont mis un local à disposition pour que les personnes recueillies puissent s'isoler et s'exprimer librement."

Alors certes, il reste la difficulté d'accéder à ces pharmacies mais le dispositif existe et les professionnels sont là confirme Virginie Guérin. Laure Benimeli s'inquiète davantage de l'après-signalement. Quels sont les moyens pour aider les victimes? Eloigner l'auteur des faits ? Pour prévenir les violences, le Secrétariat d’État et la Fédération nationale d’accompagnement des auteurs de violences ont créé un numéro d’écoute. "Il n’y a pas de honte à téléphoner, c’est une action responsable [de la part des auteurs] que de vous faire accompagner pour préserver votre famille !", déclarait ainsi Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte
contre les discriminations. Le numéro le 08 019 019 11 leur ai dédié.

Laure Benimeli, comme tous les associatifs, souhaite que l'auteur des faits soit éloigné du domicile conjugal. "En plus du confinement, les victimes ne doivent pas se retrouver à quitter leur toit, sauf si certaines victimes demandent à ne pas y rester car certaines ne souhaitent pas rester dans l'endroit où elles ont vécu des violences", précise-t-elle. Pour
Virginie Guérin, le dispositif d'accueil est prêt et des nuitées en hôtel seront mis à disposition pour éloigner les auteurs des faits ou accueillir les victimes ne souhaitant pas rester chez elle.

En parallèle de ces mesures, un fonds spécial financé par l'État, à hauteur d’un million d'euros, sera débloqué "pour aider les associations de terrain à s'adapter à la période", selon Marlène Schiappa. La secrétaire d’État s’engage aussi à financer "jusqu'à 20.000 nuitées d'hôtel pour que les femmes puissent fuir l'homme violent".

" Moi, j'ai préféré quitter ma maison dans un quartier calme et pavillonnaire à Reims pour m'installer avec ma fille de 7 ans et mon fils de 4 ans dans un foyer à Châlons-en-Champagne", confirme Lina. Cet éloignement m'a permis de me reconstruire. A Châlons, j'ai rencontré des professionnels qui m'ont aidé et qui continuent de m'aider à me reconstruire."
 
Slogan lors d'une manifestation contre les violences conjugales, le 23 novembre 2019 à Nîmes.
Slogan lors d'une manifestation contre les violences conjugales, le 23 novembre 2019 à Nîmes. © Philippe Thomain / Radio France / Maxppp
 

Les enfants au coeur des violences conjugales

"J'aurais dû partir il y a bien longtemps, analyse Lina. Le jour où il a projetté notre fille de trois mois à travers la pièce, je n'aurais pas du revenir", souffle elle. J'étais en train de l'endormir, elle était dans mes bras et il est arrivé saoul. Comme toujours l'alcool le rendait fou. Il voulait la prendre à tout prix alors qu'elle venait tout juste de s'endormir. Je lui ai demandé de la laisser dormir, et cela l'a rendu fou furieux. Il a attrapé mon bébé par le dos de son pyjama et l'a lancé à travers la chambre. J'ai immédiatement fait le 15. Ma fille est restée pendant 3 heures en salle d'examen. Une miraculée : aucune séquelle physique pour elle. Mon ex a été arrêté et aussitôt relâché avec un rappel à l'ordre."

"Il est toujours difficile de reconnaître qu'on est victime de violences conjugales", rappelle la travailleuse sociale Laure Benimeli. Les violences s'installent dans le quotidien et les victimes sont petit à petit isolées de leur entourage à qui elles peuvent se confier quand cela est possible. Durant le confinement, il est difficile de se confier à autrui. Certaines victimes se disent parfois que ces violences doivent se produire chez les autres couples comme pour se rassurer, d'autres pensent "c'était qu'une gifle"," il était énervé"."

Il faut réagir dès le premier signe de violence, dès la première gifle, dès la première insulte. Aucune violence ne peut être acceptée.
-  Laure Benimeli, travailleuse sociale pour le CIDFF 51


Lina subira la violence de son ex et ses assauts. "Je ne vous ferai pas un dessin, mais ce qu'il voulait, il l'obtenait et pas question pour lui de faire chambre à part." "Les victimes ont un seuil de tolérance inimaginable, reconnaît Laure. Les victimes nous racontent qu'elles préfèrent fermer les yeux pendant cinq minutes et prendre une douche après plutôt que de recevoir un coup." Quand Lina apprend qu'elle est de nouveau enceinte, elle ne le croit pas. "Je pensais que j'avais une gastro, c'est pour cela que je suis allée voir mon médecin. A aucun moment je n'ai pensé que je pouvais être enceinte." 

La jeune femme s'inquiète pour les victimes durant cette période de confinement. Virginie Guérin rappelle que le planning familial de la Marne et les centres de planification et d’éducation familiale assurent des permanences téléphoniques. Dans cette période si particulière, ces faits peuvent survenir au sein d'un couple qui n'a jamais connu de tension, craint Virginie Guérin. "Nous avons mis en ligne un guide pour bien vivre cette situation."
 

Centres commerciaux : un point à Châlons

"Comme il est plus difficile de se déplacer, nous faisons en sorte que les dispositifs d'accompagnement aillent aux femmes", assure Marlène Schiappa. En pratique, des structures éphémères, gérées conjointement par des associations locales, les services de l’État et Unibail-Rodamco-Westfield (gestionnaire de centres commerciaux) seront installés dans des locaux "permettant la confidentialité mais assez vastes pour accueillir les femmes en respectant les mesures barrières", décrit-elle. Ce dispositif concernera d’abord la région parisienne avant de s’étendre à la province. "Dijon, Rennes, Lyon... là où il y a un hypermarché ouvert."

Depuis le 24 avril, un point d’accompagnement éphémère, "Femmes victimes de violences" a ainsi été mis en place au sein du centre commercial Carrefour Croix Dampierre, à Châlons-en-Champagne.  Le CIDFF de la Marne y assure des permanences le vendredi 24 avril ainsi que les mardis 28 avril, 5 mai et 12 mai de 10h à 12h30 et de 13h30 à 16h.

"Le directeur du centre commercial a répondu à l'appel de la préfecture et il a eu la gentillesse de nous mettre à disposition son bureau, explique Karine Bonne, la directrice du CIDFF 51. Nous devons composer avec les moyens humains dont nous disposons et, au début du confinement, nous n'aurions pas pu tenir cette permanence. Maintenant que nous avons plus de recul, nous avons pu nous organiser et nous pourrions même éventuellement prendre en charge un deuxième point. Aucune enseigne à Reims n'a pour l'instant répondue à l'appel mais si cette situation de confinement était amenée à durer, nous pourrions aller nous-même en solliciter certaines."

Une initiative pas si simple à décliner donc. "Les associations nous ont fait un retour et il faut constater que les effectifs ne sont souvent pas suffisants pour assurer à la fois les permanences téléphoniques et les déplacements dans les centres commerciaux, reconnaît la déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité, Virginie Guérin. En outre, des permanences sur site des associations sont assurés par ces mêmes professionnels en cas d'urgence. Du coup, il est difficile de se dédoubler. Pour terminer, dans beaucoup de ces associations, certaines personnes sont dites vulnérables et ne peuvent prendre le risque de sortir du confinement."
 

Assistance à personne en danger

Autant de dispositifs qui ne remplacent bien sûr pas l'entraide collective, la vigilance et la responsabilité de chacun. "Ces faits peuvent aussi et doivent être dénoncés par le voisinage", rappelle Laure Benimi. Quand on vit en appartement, la promiscuité ne peut rendre inaudibles ces crises de violences. La non-assistance à personne en danger ou la mise en danger d'autrui est passible de poursuites judiciaires."

Dans le cas de Lina, ses voisins ne l'ont jamais aidée. "Aucune solidarité de leur part, se souvient elle. J'allais les voir pour leur demander d'arrêter d'inviter mon ex à boire l'apéro chez eux" (car l'alcool était synonyme de violences subies par elle ensuite ndlr). "Nous n'avons pas à nous méler de votre couple", répondaient ses voisins. "Le voisinage a peur des représailles, souligne Virginie Guérin. Mais beaucoup d'appels parviennent. Surtout quand des enfants sont entendus quand les coups pleuvent."

 
Une affiche contre les violences intrafamiliales placardée dans un immeuble à  Paris, pendant le confinement, en avril 2020.
Une affiche contre les violences intrafamiliales placardée dans un immeuble à Paris, pendant le confinement, en avril 2020. © Fiona Moghaddam/Radio France/Maxppp
 

"Une policière m'a sauvée"

Le déclic, Lina l'a eu au bout de quatre ans. Ce soir-là, son conjoint a failli l'étrangler. C'est son fils, âgé de 20 ans et issu de son premier mariage qui alertera les secours. "Mon ex avait encore trop bu, il était furieux, hors de lui, un vrai fou !
Tout était prétexte pour faire une crise : une chaise mal alignée, un repas tiède et pas assez chaud, un appel inconnu , je vivais dans la terreur. Ce soir-là, il était incontrôlable. Il m'a saisi par la gorge et m'a relâché également pour appeler les secours. Il hurlait au téléphone : "je vais la tuer, venez vite".


Quand les policiers sont arrivés, une policière m'a emmenée dans la chambre avec mes deux touts petits et m'a dit : "Vous devez le quitter. La prochaine fois, vous serez morte et vos deux petits seront placés et sans maman." J'ai tellement eu peur que, cette nuit-là, je suis partie. J'étais libre et en vie."

Dans le foyer, Lina rencontre la psychologue et lui communique l'adresse du CIDFF. Quand elle franchit les portes, Laure Benimeli l'accueille. "Je n'arrivais pas à parler et Laure finissait mes phrases. Elle m'a immédiatement mise en confiance et j'ai pu tout lui raconter. Ce que je n'ai jamais pu faire auparavant, confie Lina. Depuis, elle m'a aidée à me reconstruire. L'association m'a aidé à porter plainte. J'ai obtenu une mesure d'éloignement de deux ans en plus de sa détention de huit mois ferme. J'ai pu reprendre mes études et j'ai décroché mon diplôme d'Accompagnante éducative et sociale."

Aujourd'hui, Laure l'accompagne toujours et une plainte a de nouveau été déposée pour harcèlement depuis que cette mesure d'éloignement est arrivée à échéance. Pendant le confinement, Lina est moins inquiétée mais elle craint pour sa vie quand la mesure sera levée.

Je n'aurai jamais la paix. Même si Laure est toujours là pour m'écouter. Elle est ma bouée.
- Lina, victime de violences conjugales


Au fond, elle se dit que le mieux pour elle et ses enfants serait de partir le plus loin possible, même si ses enfants réclament toujours des nouvelles de leur père. Laure Benimeli lui assure qu'il sera de nouveau condamné. "Pour nous, chaque procédure gagnée, nous permet de rassurer nos victimes."

Le CIDFF 51 comptabilise, pour l’année 2019, 2.683 parcours individualisés simples réalisés sur l’ensemble du département de la Marne dont 363 femmes en parcours individualisés renforcés. Pour Laure Benimeli, ce chiffre risque d'augmenter pendant le confinement et les dispositifs d'alerte mis en place par l'Etat durant cette période vont aussi permettre aux victimes de se faire connaître après le déconfinement.

Même si certains dispositifs vont s'arrêter, les associations, elles sont toujours là et demandent que ces mesures, comme le 114, restent en place. Lina est devenue une des portes paroles et apporte régulièrement son témoignage lors de meeting des associations et de la préfecture de la Marne. Elle est volontaire pour apporter son soutien durant ce confinement si on le lui demandait. Pour l'heure, rappelle Laure Benimeli, "nous demandons systématiquement l'éviction du conjoint et sa prise en charge par des associations spécialisés des auteurs des faits, et nous demandons aussi que les enfants soient pris en charge comme victimes elles aussi."

Au total pour la Marne, au terme de la quatrième semaine de confinement, 89 femmes ont été accueillies par les associations (le CIDFF, le Mars, Femmes Relais et le Siao) dont 58 victimes de violences conjugales pendant le confinement. Beaucoup de ces victimes étaient accompagnées de leur(s) enfant, en particulier pour l'accès à l'hébergement d'urgence. 

Le message est donc clair, "vous n'êtes pas seul(e)s" et de nombreuses associations, plateforme d'écoute, sans oublier bien sûr les tribunaux, sont joignables.
 
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