Futur Premier ministre : le nom de Catherine Vautrin parmi les hypothèses pour Matignon

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Écrit par Matti Faye

La liste des personnalités susceptibles d'être nommées à Matignon s'allonge, avec l'ajout du nom de Catherine Vautrin. L'actuelle présidente du Grand Reims a été ministre et secrétaire d'État sous la présidence de Jacques Chirac. Elle s'est rapprochée de La République en Marche ces derniers mois.

Qui sera le prochain Premier ministre ? La question agite le microcosme politique depuis la réélection d'Emmanuel Macron pour un second mandat.

Tout ce que l'on sait pour l'instant, c'est que le locataire actuel de Matignon va rester en place encore quelques jours. Un conseil des ministres est prévu jeudi 28 avril, qui devrait être le dernier de l'actuel gouvernement. Jean Castex avait annoncé avant le second tour qu'il présenterait la démission de son gouvernement "dans les jours qui suivent" la réélection d'Emmanuel Macron, si elle se concrétisait.

Ces dernières heures, un nouveau nom est cité parmi les personnalités susceptibles d'être nommées : celui de Catherine Vautrin, actuelle présidente du Grand Reims. La femme politique de 61 ans a été membre à trois reprises d'un gouvernement. C'était sous la présidence de Jacques Chirac. D'abord secrétaire d'État à l'Intégration et à l'Égalité des chances, elle a ensuite été secrétaire d'État aux Personnes âgées avant de devenir ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité.

Elle a appelé à voter pour Emmanuel Macron

Catherine Vautrin a été fidèle pendant de longues années à la droite. Elle a été députée de la 2e circonscription de la Marne de 2002 à 2017 ainsi que vice-présidente de l'Assemblée nationale à partir de 2008. Lors des dernières élections législatives, elle avait été battue au second tour par celle qui portait alors les couleurs de La République en Marche, Aina Kuric.

Ces derniers mois, elle s'est rapprochée d'Emmanuel Macron. Catherine Vautrin était par exemple à son QG de campagne le 8 mars, aux côtés d'autres personnalités comme Christian Estrosi, ancien ministre sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Pour le second tour de l'élection présidentielle, un courrier signé de son nom et de celui d'Arnaud Robinet, maire Horizons de Reims, a été envoyé aux électeurs pour soutenir la candidature d'Emmanuel Macron.

"Il manque aujourd’hui à la droite républicaine une capacité à répondre aux grands enjeux que sont le réchauffement climatique, l’indépendance économique et l’avenir de l’Europe. Cet horizon d’espoir n’est plus porté par ma famille politique d’origine. Je n’avais pas franchi le pas en 2017. Au terme de ce quinquennat, je n’ai plus de doutes", indiquait la présidente du Grand Reims dans une interview accordée au journal La Croix le 8 février pour expliquer son départ de la famille politique à laquelle elle appartenait jusqu'alors.

D'autres noms dans la short-list

"Elle a soutenu Macron, elle a été ministre […] elle n'est pas très colorée dans l'opinion publique, c'est une élue de terrain, ça ne choquerait pas la gauche", précise un ministre cité anonymement par l'Express. Mais le nom de Catherine Vautrin n'est qu'un parmi d'autres.

BFMTV, par exemple, le cite avec celui de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie sous Nicolas Sarkozy. Mais d'autres personnalités déjà membres du gouvernement ou présentes à l'Élysée sont également évoqués par la chaîne d'information en continu.

"Pour Matignon, cela dépendra du profil qu'il veut. Un animateur d'équipe ? Ce pourrait être Élisabeth Borne. Un exécutant précis ? Alexis Kohler. Un politique ? Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin", explique un membre de l'entourage du chef de l'État, cité par l'AFP.

Il faudra encore attendre quelques jours pour que le nom du futur Premier ministre soit officialisé, depuis le perron de l'Élysée si la tradition est respectée.

Pendant la campagne, Emmanuel Macron avait annoncé que son futur Premier ministre serait "directement chargé de la planification écologique". Mais alors que les élections législatives se profilent, celui-ci devra également mener la bataille face à une gauche et une extrême-droite qui espèrent peser davantage à l'Assemblée.

Le secrétaire d'État chargé des affaires européennes a donné une autre précision lundi 25 avril sur BFMTV : "Emmanuel Macron a le souhait bien sûr d'une nomination féminine à Matignon". Il ne reste plus qu'à trouver le profil idéal.