INFOGRAPHIE. Grand Est : quelles sont les liaisons TGV les plus ponctuelles ?

Deux liaisons TGV entre Paris et le Grand Est font partie des dix plus ponctuelles de France en 2022, selon le bilan 2022 publié récemment par l'Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST).

Dans le Grand Est, la liaison TGV avec le plus faible taux de retard est celle entre Paris et Nancy, selon le bilan annuel 2022 publié fin juillet par l'Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST). La liaison est la septième au niveau national.

La liaison entre Reims et Paris fait aussi partie de celles qui ont le plus faible taux de retard. Elle est dixième au niveau national. Le classement global est dominé par le trajet Besançon Franche-Comté TGV vers Paris Gare de Lyon, puis la desserte de La Rochelle depuis la gare Montparnasse. 

Nous vous proposons d'explorer en détail ci-dessous les chiffres de l'année 2022 pour les gares de Metz, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg. Vous pourrez à la fois prendre connaissance du retard moyen des trains à l'arrivée, mais aussi du retard moyen des trains en retard. Par exemple pour Paris / Nancy, le retard moyen des TGV était de presque 6 minutes en décembre 2022, un chiffre qui prend aussi en compte les trains arrivés à l'heure. Mais si on ne s'intéresse qu'aux trains en retard, la durée moyenne du retard dépasse la demi-heure. 

2022, une mauvaise année pour la ponctualité

L'année 2022, marquée par le retour en masse des voyageurs post-Covid, fut l'une des pires de la dernière décennie pour la ponctualité des TGV, des Intercités et des avions en France, selon un bilan publié fin juillet par l'Autorité de la qualité de service dans les transports.

Sur 90 pages, le bilan détaille les taux de retard (de 5 à 15 minutes selon les lignes ferroviaires, 15 minutes pour les avions) et les taux de vols ou de trains annulés tardivement (moins de trois jours avant), et page après page, le constat général est que la qualité de service s'est dégradée, à quelques exceptions près.

"La ponctualité de l'ensemble des services ferroviaires s'est globalement dégradée, que ce soit par rapport à 2019 ou 2021. En effet, pour les services TGV et Internationaux, 2022 fait partie des pires années depuis 2012 aux côtés de 2017 et 2018", écrivent les auteurs de l'Autorité.

Idem pour les trains Intercités : la faute, en partie, aux vagues de chaleur de l'été dernier qui ont forcé la SNCF à ralentir les trains. Les incendies liés à la sécheresse ont pu jouer aussi. Mais, comme pour les autres modes de transport, l'autorité explique en substance que les compagnies n'étaient pas prêtes à revoir autant de passagers.

Un nombre d'annulations de TER inédit

"L'augmentation importante de la demande s'est traduite par une forte augmentation du trafic ferroviaire, ce qui signifie qu'en cas d'incident, le nombre de circulations affectées est souvent plus important du fait des plus grandes difficultés à rattraper la situation", écrivent les auteurs.

Pour les TER, le problème a aussi été les suppressions de trains : jamais autant de trains n'ont été annulés depuis que l'autorité existe (ses chiffres remontent à 2013) : les grèves en sont l'une des causes, notamment dans les Hauts-de-France et en Occitanie.

Dans le Grand Est, la mise en pace du réseau express métropolitain européen (REME) à Strasbourg a été à l'origine de nombreuses annulations de trains en fin d'année.

En chiffres, les taux de retard sur l'année 2022 ont été les suivants :

  • TGV : 14,2%, une remontée forte par rapport à 2021 (11,3%) alors que les retards avaient baissé entre 2019 et 2021
  • Intercités : 16,7% (contre 14,1% en 2021)
  • TER : 8% (contre 7,1% en 2021)
  • RER et Transilien : 9% (contre 8% en 2021). L'autorité note cependant que la ponctualité est meilleure en Ile-de-France que dans les années 2010, à l'exception du RER B qui se dégrade
  • Vols intérieurs : 19,4% (contre 10,9% en 2021)