GASTRONOMIE. On a goûté la meilleure foccacia du monde, elle est cuisinée dans la Marne

Un pizzaïolo basé à Vernezay (Marne) vient de remporter une compétition organisée à Rome, face à une centaine de concurrents venus des quatre coins du monde. Nous avons goûté sa foccacia, considérée comme la meilleure au monde.

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Le croustillant à l’extérieur, le moelleux chaleureux à l’intérieur, ce petit goût d’olive qui rappelle le soleil d’Italie. La foccacia de Rodolphe Rivière installé à dix kilomètres de Reims, à Verzenay, est aussi délicieuse en bouche qu’harmonieuse en sortant du four. Le panis focacius est un pain plat cuit au four, prisé des Italiens depuis la Rome Antique, qui peut être aromatisé ou accommodé selon les goûts.

Cuisinier de formation, et à son compte depuis 2017, Rodolphe Rivière a surclassé tous ses concurrents à la World Cup de la pizza  du 4 au 6 octobre 2022. Un concours organisé depuis une vingtaine d’années dans une catégorie qui n’apparaît même pas au menu de son restaurant de spécialités italiennes.

"La foccacia, je ne la fais pas pour les clients, seulement pour moi et mes amis", explique-t-il, tout en disposant olives et tomates cerises sur la pâte encore non cuite, et en enfournant le tout à 280 degrés.

En cette première semaine d’octobre, ce Rémois d’origine partait pour un périple en voiture direction Rome avec son beau-frère, en vue de trois jours de concours, face à une centaine de concurrents italiens, français, espagnols, anglais, certains mêmes venus de pays d’Asie. 

"Je n'y ai pas cru"

L’aventure avait pourtant mal commencé. « Sur la route il a beaucoup plu, au lieu de faire les 1000 kilomètres en 12-13 heures, on l’a faite en 18 heures », raconte-il. « La glacière avait chauffé, j’ai dû refaire toutes les pâtes dans la chambre d’hôtel. Heureusement, j’avais emporté un pétrin, mes farines. J’ai dû racheter sur place la mozzarella, les produits laitiers, les fruits de mer, et improviser certaines recettes. »

"La glacière avait chauffé, j’ai dû refaire toutes les pâtes dans la chambre d’hôtel".

Rodolphe Rivière

champion du monde de focaccia

Réunis pendant plusieurs heures dans une salle de préparation, les concurrents ont  ensuite conviés dans la grande salle de dégustation, où une dizaine de juges, visages impassibles, ont goûté les plats un à un. « Quand j’ai sorti ma foccacia du four, le juge a dit que la cuisson était parfaite. En fin de journée ils ont appelé les trois premiers de chaque catégorie. Quand ils ont dit mon nom, je n’y ai d’abord pas cru. J’avais déjà rangé mon tablier dans la voiture, pour monter sur le podium j’ai emprunté celui d’un collègue. »

Habitué des concours – il s’agissait de son douzième – Rodolphe Rivière voit avant tout son sacre de champion du monde « comme un bon coup de communication. Je suis satisfait mais je reste moi-même, je ne vais pas prendre le melon. Je m’attends à ce que les gens fassent la queue à l’extérieur, et à plus de commandes que d’habitude. Tout le village est bien sûr déjà au courant, je sais qu’ils sont fiers de moi. »