Marne : les biscuits roses de Reims rachetés par le groupe breton Galapagos Gourmet

Début avril 2021, le groupe breton Galapagos Gourmet propriétaire de plusieurs biscuiteries bretonnes et d'une chocolaterie à côté de Bordeaux a annoncé son rachat de la biscuiterie Fossier. Quel avenir pour la production rémoise ?

La fabrication des biscuits roses restera rémoise malgré le rachat de la biscuiterie Fossier par le groupe breton Galapagos Gourmet.
La fabrication des biscuits roses restera rémoise malgré le rachat de la biscuiterie Fossier par le groupe breton Galapagos Gourmet. © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

C’est d’abord en octobre 2019 que la biscuiterie Fossier a fait son entrée au capital du groupe breton Galapagos Gourmet. L’intégration complète de la célèbre maison rémoise à son entreprise en ce début d’année 2021 était logique pour Aurélie Tracquard, la présidente du groupe : "Nous étions en discussion avec la famille de Fougeroux depuis le printemps 2019, explique-t-elle, l’intégration s’est donc faite en deux temps. Fin 2019, c'était une prise de participation, une entrée au capital et puis une intégration à 100 % au début de l'année 2021. L’opération vient de se terminer, mais on se laisse une étape d'accompagnement et de transition d'un an."

 

Le biscuit rose avant tout

C’est le biscuit rose de Reims qui a attiré le groupe. "C’est un produit iconique dans sa région, mais aussi au-delà, précise Aurélie Tracquard, la présidente du groupe. Et ce qui nous a attiré aussi, c'est un ADN commun très fort avec les autres biscuiteries du groupe. Tout comme gavotte ou les galettes de Pont-Aven, qui représentent un savoir-faire vraiment unique le biscuit rose de Reims a un ancrage territorial très fort. Ce sont ces produits qui racontent un conte, l'histoire d'une ville, d'une région. Ces biscuits sont bien plus qu'un gâteau, c’est une partie du patrimoine de nos régions et de la France", s’enthousiasme la présidente de Galapagos Gourmet. 

 

"Nos clients réclament des produits ancrés dans les territoires"

Aurélie Tracquard-Présidente de Galapagos Gourmet

 

La biscuiterie Fossier est la plus ancienne de France. Créée en 1756, elle représente "un lourd héritage, une grande responsabilité" pour le groupe breton qui veut avant tout faire perdurer son savoir-faire et considère ses entreprises comme "du patrimoine vivant."  

"C’est ce que recherchent nos clients aujourd’hui. Ils sont friands de ça. Ils réclament des produits ancrés dans les territoires. Et la crise que l’on traverse semble provoquer un vrai intérêt pour les produits locaux, qui ont une histoire, et qui créent de l’emploi dans nos régions", rajoute Aurélie Tracquard.

Le groupe breton considère qu’il possède "un rôle sociétal à faire vivre les régions." Raison pour laquelle le savoir faire rémois de la biscuiterie Fossier restera à Reims et ne sera pas délocaliser en Bretagne : "Nous tenons à faire vivre ces terroirs, de faire vivre ces savoir-faire. Le biscuit rose est lié à la ville de Reims, la ville de Reims est liée aux biscuits roses et je pense que c'est un partenariat gagnant-gagnant."

 

Pas de changements structurels et de suppression d'emplois

Pour le moment Galapagos Gourmet n’a pas réorganisé les équipes et emplois à Reims.  "La première chose qui est mise en place depuis un an maintenant, ce sont les synergies au niveau commercial et distribution. Ce sont les équipes de Loc Maria biscuits qui appartient aussi à notre groupe et qui sont réparties dans toute la France, qui ont repris la distribution dès la commercialisation des biscuits Fossier, notamment sur les réseaux de la grande distribution. Pour l'instant, il n'y a pas de changements structurels de la biscuiterie Fossier, donc pas de suppressions d'emplois", explique la présidente du groupe.
 


Pas de changements non plus du côté des gammes qui resteront pour le moment telles qu’elles sont : "On a voulu recentrer le savoir-faire de la maison Fossier sur le biscuit rose, les consommateurs sont très attachés aux bases, aux produits qu’ils peuvent retrouver dans nos boutiques à Reims et aux alentours. L’innovation viendra dans un second temps. On envisage notamment de redéployer la commercialisation au niveau national, voire international dans une idée finalement de faire briller ce patrimoine local un peu partout." 

En 2013, le biscuit rose s'exportait en Asie mais aussi à Londres dans les célèbres boutiques Harrods.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie