Marne : un producteur de céréales crée des pâtes en forme de cathédrale de Reims

Ce jeudi 2 juillet 2020, Christophe Nominé espère recevoir les étiquettes de ses pâtes en forme de cathédrale de Reims. La dernière touche avant de pouvoir les envoyer aux épiceries avec qui il travaille depuis trois ans.

Christophe Nominé, agriculteur à Condé-sur-Marne, a fait fabriquer ses moules à pâtes en forme de cathédrale de Reims, en Italie en 2020.
Christophe Nominé, agriculteur à Condé-sur-Marne, a fait fabriquer ses moules à pâtes en forme de cathédrale de Reims, en Italie en 2020. © Charles-Henry Boudet
A l’origine Christophe Nominé est céréalier à Condé-sur-Marne, mais face aux difficultés financières de la profession et pour être sûr de pouvoir préserver son exploitation, l’agriculteur s’est lancé dans la fabrication de pâtes 100% marnaises, en février 2017.

"La démarche n’a pas été évidente et j’y ai beaucoup réfléchi. L’idée de me lancer dans la fabrication de pâtes m’est venue en 2015 après avoir lu un témoignage dans une revue agricole. J’ai donc décidé d’aller rendre visite au producteur qui m’a inspiré en Charente avec ma femme. S’en est suivi un long travail de préparation et de nombreux rendez-vous avec des banquiers qui n’ont pas abouti, avant que l’on me dise enfin oui. C'est là que sont nées : Les Nominettes", explique Christophe Nominé.

Pendant de longs mois, l’agriculteur s’est formé pour produire des pâtes avec ses céréales et l’eau de source du village voisin. Afin de les vendre en circuit court dans la Marne et dans certains départements voisins comme les Ardennes ou l’Aube, toujours dans des magasins de commerçants ou des épiceries fines. 
 

De nouvelles formes


L’an dernier, il a eu envie d’innover et a décidé de changer des coquillettes en fabriquant des Tours Eiffel en blé dur. "Il est très compliqué de créer une forme de pâtes non-conventionnelles, d’abord, il faut un moule spécial ce que l’on appelle des filière en bronze dans le métier, et ce type de moule n’est fabriqué qu’en Italie après de nombreux mois d’échange de plans et de mesures. Ensuite, cela nécessite de régler sa machine différemment que pour des coquillettes, notamment la température. Car si la pâte sort trop chaude, elle se déforme et il n’y a donc plus d’intérêt", détaille le producteur.

L’année dernière Christophe Nominé s’était lancé dans les monuments parisiens en pâtes comme la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe et Notre-dame. Cette année, il a voulu recréer ceux de la région à commencer par la cathédrale de Reims, en passant par la Porte Sainte-Croix de Châlons en Champagne et la porte du Pont de Vitry-le-François. 
 
Des moules originaux qui demandent du temps pour être conçus en Italie : "Il nous aura fallu huit mois avant d’arriver aux moules parfaits. Et encore un peu plus de temps sur les réglages de la machine. SI j’avais su que ça me prendrait autant de temps, je ne suis pas sûr que je me serais lancé dans une telle aventure. Surtout avec le Covid-19 qui semble avoir ralenti mes fournisseurs d’étiquettes basés à Fagnières et que je suis obligé de relancer régulièrement si je veux pouvoir enfin vendre mes pâtes."
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Actuellement, le producteur ne dispose que de trois exemplaires d’étiquettes, mais toutes ses boîtes sont prêtes. Christophe Nominé espère pouvoir étiqueter rapidement pour vendre ses pâtes dans des formats de 150 g au prix de 4 €. Ce type d’innovation en matière de pâtes coûte plus cher à l’agriculteur qu’une simple coquillette. Bien que pour le moment, il n’ait pas encore calculé l’argent qu’il avait investi dans cette nouvelle production, il sait que s’il ne vend pas rapidement, il ne rentrera pas dans ses frais.

Aujourd’hui, sa fille a terminé ses études de commerce et compte l’aider dans les démarches commerciales. L’idée serait désormais de contacter les restaurateurs rémois qui souhaiteraient mettre des cathédrales 100 % marnaises dans leurs assiettes.
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