Rallye Monte-Carlo historique : derniers réglages avant le départ de Reims

Publié le Mis à jour le
Écrit par Matti Faye

Ce mercredi 26 février, les concurrents du rallye automobile Monte-Carlo historique étaient rassemblés au parc des expositions de Reims pour procéder aux vérifications techniques de leurs véhicules avant le grand départ, programmé jeudi en fin de journée au marché du Boulingrin.

Après un an d'absence pour cause de Covid, le rallye Monte-Carlo historique fait son retour pour une 24e édition. 126 voitures sont inscrites pour prendre le départ jeudi 27 janvier à 19h de la place du Boulingrin à Reims.

Avant ce moment, les véhicules étaient rassemblés ce mercredi au parc des expositions de Reims pour procéder aux dernières vérifications administratives et techniques. Un moment ouvert à tous, qui a attiré du monde.

Foucauld, 12 ans, a traîné avec lui ses parents et ses quatre frères et sœurs. "J'aime beaucoup les voitures sportives. Donc là, c'est une compétition avec des voitures anciennes, c'est aussi très intéressant. C'est rare d'en voir", confie le garçon originaire de Cernay-lès-Reims.

Convaincue par son compagnon, Magnolia a fait la route depuis la Meuse, près de Bar-le-Duc, à une heure et demie de là. Avec son appareil photo, elle capture chaque détail des véhicules. "J'ai toujours aimé les anciennes voitures. Les Alpine, physiquement, elles ont quelque chose. Je les trouve super belles", explique la jeune femme.

15 nationalités au sein des équipages

Philippe, venu de Châlons-en-Champagne, s’intéresse lui davantage à une Mini, qui ressemble au modèle que possède son fils et qu’ils ont restauré ensemble. "Il y a longtemps que je voulais voir le départ, mais je travaillais donc c'était très difficile pour moi”, indique-t-il. Désormais à la retraite, il est ravi de pouvoir observer de près ces bolides. “Je préfère regarder ces voitures-là plutôt que de voir le rallye. Même si Sébastien Loeb, c'est quand même quelqu'un", glisse-t-il.

Des pilotes aguerris, il y en a aussi au rallye version historique. 15 nationalités différentes sont représentées au départ de Reims. Les frères Denis et Philippe Gervasoni comptent bien s'illustrer pendant la compétition. 

Cette année, ils seront à bord d'une Lancia Beta Montecarlo de 1976. La voiture de 145 chevaux a été totalement refaite par Philippe, ancien carrossier désormais retraité.

"Soit on prenait une voiture prête à courir, soit on prenait une voiture qui était pratiquement à l'état d'épave et on la reconstruisait complètement. C'est ce qu'on a fait", raconte Philippe, le pilote.  "J'ai racheté une voiture qui n'était pas épave mais pas loin. On l'a complètement démontée, on l'a refaite, on a renforcé la caisse. Et une fois qu'elle a été refaite, on l'a équipée pour le rallye."

La voiture a été allégée. "On a le capot en polyester, les intérieurs de porte ont été entièrement vidés. Les vitres sont en makrolon [un type de plastique], sauf le pare-brise." Ces modifications permettent d'alléger la voiture de 250 kilos. "On en reprend 80 avec l'arceau de sécurité. Ce qui fait qu'elle fait grosso modo 150 kilos de moins que son poids d'origine", précise-t-il.

Les deux frères ont déjà participé au rallye historique, mais avec une voiture plus ancienne. "On avait eu la chance de gagner notre catégorie", rappelle son frère Denis. Cette fois-ci, l'ambition est la même.

"Pour gagner un Monte-Carlo ou simplement pour arriver sur un Monte-Carlo, il faut deux choses. La première c'est de pas se tromper de route et la deuxième, c'est de rester sur la route. Ne pas se tromper de route, c'est le boulot du copilote, et ne pas se tromper de route, c'est le boulot du pilote", explique Philippe.  "On a déjà fait quelques rallyes ensemble. Il est très bon copilote. Moi, je suis un pilote moyen. Donc on devrait y arriver tous les deux", plaisante-t-il.

Outre Reims, deux autres villes accueillent un départ pour cette 24e édition : Bad Homburg en Allemagne et Milan en Italie. L'arrivée est programmée le 2 février à Monaco.