Reims : relaxe confirmée pour le voisin du petit Tony

L’arrêt de la cour d’appel de Reims a été rendu cet après-midi : le voisin du petit Tony est une nouvelle fois relaxé. Il était poursuivi pour « non-dénonciation de mauvais traitement » suite à la mort en 2016 du petit garçon. 

A Reims, l'émotion est immense et plusieurs marches blanches avaient été organisées en mémoire de Tony.
A Reims, l'émotion est immense et plusieurs marches blanches avaient été organisées en mémoire de Tony. © Pol-Rémy Barjavel / FTV

Il avait déjà été relaxé en première instance devant le tribunal correctionnel en 2019, il l’est à nouveau ce mercredi 30 décembre 2020 devant la cour d’appel de Reims. 

Jonathan L. est déclaré non-coupable des charges qui pesaient sur lui, à savoir « non dénonciation de mauvais traitement » suite à la mort du petit Tony, trois ans, décédé sous les coups en novembre 2016. 

Jonathan L. vivait alors dans l’appartement situé juste en dessous de celui où s’est produit le drame, dans une tour du quartier des Châtillons à Reims. Loïc Vantal, compagnon de la mère de Tony, y avait durant plusieurs semaines fait vivre un calvaire à l’enfant. Jusqu’à la mort de celui-ci le 26 novembre 2016 aux urgences pédiatriques de l’hôpital de Reims, suite à un éclatement de la rate et du pancréas.

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Une marche blanche en mémoire de Tony Alves 3 ans, battu à mort à Reims ©France 3 Champagne-Ardenne

En première instance en octobre 2019, Jonathan L. avait indiqué avoir entendu des pleurs, mais ne s’être jamais douté du drame qui se jouait alors. Soucieux de marquer les esprits, le parquet estimait de son côté que la culpabilité de l’homme devait être établie, tout en l’assortissant d’une dispense de peine. Non entendu à l’époque, le procureur de Reims avait fait appel. Lors de l'audience du 25 novembre dernier, le parquet avait réclamé une condamnation à un stage de citoyenneté. 

Cette triste affaire avait mis la lumière sur le silence de l’ensemble du voisinage, qui malgré des indices alarmants n’a jamais alerté les services compétents. Beaucoup à l’époque s’étaient aussi émus de voir Jonathan L. seul au tribunal, tel un bouc-émissaire. 

Debout, dans le box des accusés en février 2020, Loïc Vantal : "Je suis d'accord avec mon avocat."
Debout, dans le box des accusés en février 2020, Loïc Vantal : "Je suis d'accord avec mon avocat." © Thierry Doudoux, France Télévisions

En février prochain, se tiendra un autre procès, cette fois devant les assises de la Marne. Loïc Vantal devra répondre de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Sa compagne à l’époque, la mère de Tony, est elle accusée de « non-assistance à personne en danger ». 

 

 

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