Voici pourquoi un avion va voler très bas au-dessus de Reims, Châlons, et Epernay durant les prochains jours

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Écrit par Vincent Ballester .

Un avion va survoler Reims, Épernay, et Châlons-en-Champagne (Marne) durant la prochaine quinzaine. Des scientifiques du monde entier s'associent dans cette campagne de mesures d'émissions de gaz.

La Nasa, la célèbre agence spatiale américaine, va travailler à Reims (Marne) dès le lundi 10 octobre. Et non, ce n'est pas une plaisanterie. Mais ce n'est pas en fusée qu'elle va contribuer à l'effort scientifique durant quinze jours dans la Cité des sacres, mais au moyen d'un avion. Et il n'y a pas que la Nasa qui est concernée.



Près de 50 scientifiques issus de douze laboratoires différents (Nasa comme Cnes, le Centre national des études spatiales en France), via le consortium scientifique Magic, s'associent pour une campagne de mesures des émissions de gaz dans les cieux rémois. Lilian Joly, professeur à l'Université de Reims-Champagne-Ardenne (Urca), a répondu aux interrogations de France 3 Champagne-Ardenne.



"On s'intéresse aux émissions urbaines, et à celles des méthaniseurs." Les mesures, via le projet Aérolab, un pôle d'innovations de l'Urca, seront effectuées sur Reims. Mais aussi et surtout à 100 kilomètres aux alentours "à la loupe", ce qui inclue donc notamment Épernay ainsi que Châlons-en-Champagne (Marne). 



Reims bien dotée

Reims n'a pas été choisie pour sa belle cathédrale, mais pour une infrastructure unique ou presque en France qu'y possède le CNRS : une "infrastructure de lâcher de ballons quasiment unique en France" (il y a aussi un avion de recherche à disposition). Près de 50 ballons devraient être déployés. La Cité des sacres a l'avantage d'être une ville de taille moyenne (et il y en a beaucoup en France et en Europe), alors que ce genre d'études a souvent lieu dans des capitales tentaculaires ou de très grandes villes, pas forcément représentatives.



Les données recueillies par l'avion et les ballons vont être rassemblées, modélisées, et projetées sur une "cartographie spatio-temporelle", le tout de manière "assez précise".  Des discussions sont en cours avec les collectivités locales (comprendre l'agglomération du Grand Reims) : lesdites données pourraient permettre de juger la pertinence de mesures comme la zone rémoise de faibles émissions (ZFEm) pour "la réduction des gaz à effet de serre".



Pas d'inquiétude à avoir, donc, si vous apercevez un avion voler "plus bas que d'habitude" (100 à 300 mètres) durant les quinze prochaines jours dans le secteur.



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