Marne : 3000 litres d'alcool dans le camion, une contrebande vers des épiceries parisiennes stoppée par les gendarmes

Les gendarmes de la Marne ont mis la main le 16 février, sur une camionnette qui transportait plus de 3.000 litres d'alcool dans le secteur de Vitry-le-François. Une contrebande qui pourrait coûter cher aux auteurs. Elle concerne un trafic vers des épiceries de quartier en région parisienne. 

3180 litres d'alcool fort ont été trouvés dans une centaine de cartons.
3180 litres d'alcool fort ont été trouvés dans une centaine de cartons. © Gendarmerie départementale de la Marne
L'alcool est dangereux pour la santé. Et son transport non déclaré peut également s'avérer dangereux. Dimanche 16 février 2020 à 1 heure 45, les gendarmes de la brigade motorisée de Vitry-le-François ont controlé une camionnette de location de 3,5 tonnes, visiblement en surcharge, circulant sur la RN4, à hauteur de la commune de Vitry-le-François dans la Marne. Lors de ce contrôle, les deux occupants "étaient dans l'impossibilité de justifier du transport de la marchandise. Soit 3.180 litres d'alcool fort dans une centaine de cartons, par la présentation d'un bon ou bordereau de transport obligatoire", explique la gendarmerie.

Un contact téléphonique est ensuite établi auprès du service des douanes. L'interlocuteur indique que les gendarmes sont vraisemblablement en présence d'une infraction de contrebande d'alcool et face à deux "mules" appartenant à un réseau connu des douaniers portant sur un trafic international entre le Luxembourg et la France. Des mesures conservatoires sont prises aussitot par les enquêteurs de la brigade motorisée dans l'attente des douaniers. Un placement sous scellé du camion et de la marchandise est ordonné.

 

Un trafic vers les épiceries de quartier en région parisienne

De l'enquête douanière, il ressort qu'il s'agit d'une affaire portant sur "un trafic d'alcool international entre le Luxembourg, la Belgique et la France, dont la genèse remonte aux années 2000 et consistant à alimenter l'ensemble des épiceries de quartier de la région parisienne"

Le chauffeur pris en compte par les douaniers de Reims sera condamné à verser une transaction douanière d'un montant de 10.000 euros et le donneur d'ordre, de réaliser la déclaration des marchandises et le paiement des taxes attenantes à l'importation de ces marchandises (plusieurs centaines de milliers d'euros).
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