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Accidents en gare : le cauchemar de la SNCF

Un TER en gare de Liverdun / © B. de Butler, France 3 Lorraine
Un TER en gare de Liverdun / © B. de Butler, France 3 Lorraine

Une adolescente a été mortellement blessée par un train, dimanche 3 mars près de Nancy, en tentant de traverser les rails. Pour éviter ce genre de drame, la SNCF rappelle périodiquement les risques encourus aux abords des voies. Les usagers, notamment les jeunes, n'en sont pas toujours conscients.

Par Benoît de Butler

Il y a du monde, ce lundi matin, sur les quais de la gare de Liverdun. En semaine, elle voit passer près de 25.000 voyageurs par jour, soit 10 à 12.000 aller-retours. Le TER est le moyen le plus pratique pour aller travailler ou étudier dans le centre de Nancy. 

Accompagnés de deux policiers municipaux, deux agents SNCF distribuent des tracts aux voyageurs. Il s'agit de les sensibiliser au "risque ferroviaire". Rester vigilant sur le quai, ne pas rester trop près des voies... et surtout, ne pas chercher à les traverser. 
"On a eu des signalements, par des agents SNCF ou par des voyageurs, de comportement dangereux dans cette gare", précise Laetizia Frey, la responsable de la ligne.
A Liverdun, la SNCF à la rencontre des usagers. / © B. de Butler, France 3 Lorraine
A Liverdun, la SNCF à la rencontre des usagers. / © B. de Butler, France 3 Lorraine

Paradoxalement, les petites gares sont souvent plus dangereuses que les grosses. Il y a les trains qui s'y arrêtent... et ceux qui ne font que passer, à 140 km/h. Même sur le quai, ils représentent un danger. Peu ou pas de personnel SNCF pour surveiller. Et des infrastructures parfois mal adaptées. A Liverdun, le passage souterrain est à 100 m des quais, obligeant à un long détour pour franchir les voies. Le soir, les trains de Nancy débarquent leurs passagers sur le quai opposé au centre-ville. Et certains, surtout les jeunes, prennent alors le risque de traverser sur les rails pour gagner du temps.

Hantise des cheminots

Périodiquement, la SNCF est donc obligée de faire des piqûres de rappel. En gare, à la rencontre des usagers... mais aussi dans les établissements scolaires. Collégiens et lycéens sont clairement la hantise des cheminots. Sur les quais, un banal chahut entre copains peut très vite causer un drame. Et ce sont le plus souvent des jeunes qui s'aventurent sur les rails, par inconscience - ou pire, par défi.

La SNCF a  même lancé un camion qui fait la tournée des lycées avec "2h38, ne devenez pas le cauchemar d'un autre", un film en réalité virtuelle tiré d'une tragédie réelle. Il sillonnera les établissements du Grand Est au mois de mai, puis à la rentrée de septembre.

 

Une centaine de morts par an

La SNCF distingue  3 types d'accidents.

  • En gare, elle dénombre 14 accidents mortels en 2018 (comme en 2017). Parmi eux, quatre sont dûs à des traversées de voies "sauvages".
  • En dehors des gares, 55 accidents mortels dont 9 électrocutions en 2017. Avec des causes très variées : cheminement le plus court, malveillance (vol de câbles...) défis ou activités dangereux ( "train surfing", "urbex", tags ...)
  • Aux passages à niveau : une centaine de collisions occasionnant de 20 à 40 morts chaque année. 

Précisons que ces statistiques excluent les suicides avérés.

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