L'autopartage en milieu rural : une réalité en Meurthe-et-Moselle

42 véhicules électriques en autopartage, répartis dans les villes et les villages de la communauté de communes du territoire de Lunéville à Baccarat, sont à disposition des 40.000 habitants. Un projet ambitieux et unique, à une telle échelle, en plein secteur rural.
Après les municipales, c’est une autre campagne qui débute dans le petit village de Vaxainville (Meurthe-et-Moselle), 100 habitants. Depuis, le début du mois de juillet, place au “Lulu Electric Tour” : une campagne de promotion dans toutes les communes du territoire en faveur de l’utilisation des véhicules électriques. Mais pas n’importe lesquels. Ces véhicules sont dorénavant à disposition des habitants en autopartage.
Un système jusque-là plutôt réservé aux villes mais qui, ici, en milieu rural, semble avoir déjà trouvé son public. “Avec mon épouse, nous avons un véhicule pour deux” analyse cet habitant du village, venu tester le service et bien parti pour devenir un usager du service, “ça peut être une solution pour ne pas avoir à acheter une seconde voiture”. Même enthousiasme pour cette habitante du village, "ici, on n'a pas de transport en commun, il n'y a pas de bus, ni de gare. C'est vrai que c'est quelque chose qui peut manquer." Et pour utiliser ce système baptisé Lulu, rien de plus simple. Une inscription en ligne et le tour est joué. Avec ou sans abonnement, différentes formules sont à disposition. Coût de location : entre 1 euro 50 et 5 euros de l’heure. "Le but, c'est de pouvoir proposer sur l'ensemble du territoire une solution de mobilité douce et accessible, même dans le monde rural" poursuit Bruno Minutiello, président de la communauté de communes du territoire de Lunéville à Baccarat, à l'initiative du projet

L'autopartage permet à des gens d'avoir une solution de transport flexible et économique

Adrien Laroque, chargé de mission à la Communauté de communes

Au total, 42 véhicules sont à disposition des habitants (40 citadines et deux Kangoo). Une voiture minimum dans chaque ville et village. Que l'on réside à Veney (60 habitants) ou à Lunéville (19.000 habitants), c'est le même service. "C'est un égal accès aux services publics et aux équipements" précise Bruno Minutiello. "L'autopartage permet à des gens d'avoir une solution de transport flexible et économique" explique Adrien Laroque, chargé de mission à la Communauté de communes, "cela permet de se déplacer d'une manière aussi souple qu'avec son véhicule personnel sans supporter les coûts liés à l'usage. Carburant, assurances, entretien... qui coûtent de plus en plus chers."
L'investissement pour ce projet s'élève à 1.600.000 euros, financés en grande partie par des aides européennes. Etre victime de son succès, c'est ce qu'espèrent les initiateurs de ce projet, afin d'attirer, pourquoi pas, un prestataire privé qui pourrait s'installer en complément de ce nouveau service public.
 
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