CHRU de Nancy : Buzyn entretient l'espoir d'un coup de pouce financier de l'Etat

Le CHRU de Nancy-Brabois. / © Cassandra Bijeard. France 3 Lorraine
Le CHRU de Nancy-Brabois. / © Cassandra Bijeard. France 3 Lorraine

La réalité d'une aide financière de l'Etat au CHRU de Nancy est conditionnée par la validation, le 28 janvier prochain, du nouveau plan de réforme de l'établissement hospitalier. Mais le courrier de la ministre de la Santé diffusé ce jeudi 19 décembre, laisse espérer une issue positive.

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

La modernisation du CHU de Nancy est une priorité nationale, j’y suis particulièrement attachée.
- Agnès Buzyn, ministre de la santé

C’est par un courrier, révélé en conférence de presse et sur Twitter ce jeudi 19 décembre 2019, que la ministre de la Santé a indiqué que le plan de réforme du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy sera examiné le 28 janvier 2020 par le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins (Copermo) puis par la suite par le Secrétariat général pour l’investissement (SGI). Ce nouveau projet de réforme est présenté par la direction de l’hôpital en réponse aux exigences d’économie et de rationalisations exigées par l’Etat pour obtenir son soutien financier.

"Réponse spécifique"

La ministre de la Santé salue "l’effort  particulièrement ambitieux" que traduit ce projet de transformation à base de fermetures de lits, de réductions de postes et de regroupements immobiliers.
Agnès Buzyn indique par ailleurs que, "le CHU fera (…) l’objet d’une attention particulière dans le cadre des mesures 'Investir pour l’Hôpital' annoncées le 20 novembre dernier." En clair, Agnès Buzyn qui évoque une réponse "spécifique et adaptée au CHU de Nancy" laisse entendre que Nancy-Brabois devrait être bénéficiaire de ce plan national pour les hôpitaux publics annoncé en novembre dernier. C'est précisément ce qu'espéraient les responsables du CHRU, après l'annonce du plan d'urgence pour les hôpitaux publics présenté le 20 novembre dernier.

Ce qu'il faut retenir

En clair, le courrier d’Agnès Buzyn donne trois informations, à lire plus ou moins entre les lignes :
  • Le Copermo va examiner avec bienveillance et sans doute valider le nouveau plan de réforme du CHRU qui implique la suppression la suppression de 598 postes et de 174 lits d'ici 2024.
  • Le CHRU de Nancy verra une partie de sa dette reprise dans le cadre du plan national pour les hôpitaux publics
  • Il bénéficiera également d’une partie des 150 millions d’euros sur trois ans destinés aux investissements courants.

Pas que des promesses?

Aucun chiffre n’est annoncé pour l’instant puisque l’état des lieux de la dette des différents hôpitaux publics en France est encore en cours et devrait s'achever au plus tard à la fin du premier trimestre 2020.
Mais si ce qui est écrit dans ce courrier se réalise, cela ressemble à une bonne nouvelle pour le CHRU de Nancy. Ces dirigeants nous indiquaient le 20 novembre dernier qu'ils espéraient pouvoir bénéficier d’une reprise d’une partie de la dette. Mais aussi qu'ils pourraient bénéficier d’un petit coup de pouce financier pour acheter ces choses indispensables qui quand elles manquent rendent la vie impossible aux soignants comme aux malades : nouveaux fauteuils roulants, brancards et autres matériels du quotidien.

Face aux inquiétudes des personnels, de leurs salariés et même des responsables de l’établissement sur la tenue des engagements de l’Etat ou tout simplement de l’intérêt de celui-ci concernant le CHRU, la ministre rappelle quelques chiffres.
"Ce soutien (…) a toujours été et reste bien réel. Depuis 2015, l’établissement a perçu 55 millions d’euros d’aides exceptionnelles et 38 millions d’euros d’aides à l’investissement (…) ainsi qu’un soutien régulier apporté par l’ARS (…) Le nouveau projet de modernisation du CHU ne fera pas exception et sera accompagné par les pouvoirs publics."

Reste désormais à attendre le 1er trimestre prochain, et en premier lieu le Copermo du 28 janvier 2020, pour savoir si le plan de réforme est bien validé. Puis encore quelques semaines pour découvrir à quelle hauteur s’élèvera l’aide de l’Etat au CHRU de Nancy-Brabois, premier employeur du département de la Meurthe-et-Moselle.
 

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