Coronavirus. Ma vie de télétravailliste. Episode III. Retour au bureau.

Aujourd'hui, je vous propose une nouvelle expérience vidéoludique avec MiniMétro® / © capture minimetro
Aujourd'hui, je vous propose une nouvelle expérience vidéoludique avec MiniMétro® / © capture minimetro

Tribulations d'un journaliste échoué à son domicile. "Ce qui ne peut être évité, il faut l'embrasser", disait Shakespeare. Alors j'embrasse ce qui m'arrive. Je travaille dans mon salon. En théorie. Jeudi 19 mars 2020. Jour 3 du confinement en plein Covid-19.

Par Michaël Martin

Aujourd'hui, je n'y couperai pas. Les antennes de France 3 continuent à diffuser les journaux TV et je dois repartir sur le terrain, tel un mousquetaire de l'information, que rien ne saurait arrêter. C'est ça, ou le fait que je respecte scrupuleusement le planning.Pour limiter au maximum les risques, les personnels de France 3 ont été drastiquement réduits. Trois équipes de reportage par antenne (3 en Alsace, 3 en Champagne-Ardenne, 3 en Lorraine) pour la production d'un journal à l'échelle du Grand Est.
Mon reportage portera sur les mesures mises en oeuvre au service réanimation du Centre hospitalier régional universitaire de Nancy. Mesures importantes avant d'entrer dans les lieux: lavage de mains (15 fois), blouse et masque obligatoires. 

Arrivé à Nancy, je retrouve donc mes collègues auxquels j'avais promis que je ne les revoyais plus avant le mois de mai, en raison du confinement. Déjà, j'ai rempli le merveilleux formulaire du gouvernement, pour me donner moi-même l'autorisation de courir à mon travail. Je rappelle: c'est obligatoire, on ne sort pas pour rien. Restez chez vous, triple zut.
Alors, menu problème en arrivant. Tout a été organisé pour que je puisse télétravailler depuis chez moi. Donc je n'ai pas de quoi bosser au bureau. Bravo les gars. C'est du génie.Par contre, il va pas falloir que ça dure encore longtemps, cette histoire. La cantine de France 3 est fermée et il n'existe, autour de la rédac, qu'une boulangerie, certes fort sympathique, mais qui est la seule échoppe de victuailles digne de ce nom dans les environs. Alors les sandwichs jambon ou rosette, ça va aller cinq minutes. La prochaine fois, j'apporte ma gamelle.

Y a un lézard

A la maison, c'est la panique. Clovis (c'est le chat, je le rappelle pour ceux qui ont pas vu l'épisode I) a ramené un lézard. Enfin, c'est ce qu'a supputé ma conjointe qui n'a retrouvé qu'une patte et la queue du reptile. Donc soit le chat l'a bouffé, soit le lézard traine dans l'appart. Gé-nial. Merci Clovis.
Bien content d'être loin de cette agitation et du probable hurlement de ma conjointe. Hier, elle a déjà passé la journée à hurler après ses élèves qui n'étaient pas capables, après 57 mails de rappel, que, je cite, "NON, IL NE FAUT PAS ENVOYER VOS DEVOIRS PAR MAIL EN PIECE JOINTE PARCE QUE ÇA FAIT RAMER LES SERVEURS DE L'EDUCATION NATIONALE!"
Je rentre donc ce soir, avec la crainte qu'une bestiole à sang froid se trimballe sous mon sofa. On adore.

Le point Jeu vidéo

Je me risque quand même à m'installer dans le canapé et j'attrape l'ordinateur portable. Aujourd'hui, je vous propose une nouvelle expérience vidéoludique avec MiniMétro®, un petit jeu de gestion pas prise de tête. En gros, vous devez organiser un réseau de transports en commun, et gérer l'afflux progressif des voyageurs.
© capture MiniMetro
© capture MiniMetro

L'interface est simple, les parties sont plutôt courtes (c'est pratique si vous avez des enfants, enfin, j'imagine. Je partage votre détresse). En bon Français, résidant en Alsace, et non pas natif d'Alsace comme ma collègue a pu le dire hier sur Instagram ;), en bon Français disais-je, je me lance sur une partie simulant le métro de Berlin. 
Aujourd'hui, je vous propose une nouvelle expérience vidéoludique avec MiniMétro® / © capture minimetro
Aujourd'hui, je vous propose une nouvelle expérience vidéoludique avec MiniMétro® / © capture minimetro

Ça se joue sur ordinateur (Mac ou PC), et c'est téléchargeable moyennant quelques euros via la plateforme de distribution en ligne Steam.


Mon travail du jour

Reportage sur le service de réanimation du CHRU de Nancy, dispo sur les replays.


Le travail de mes collègues du web

Pas eu le temps d'aller voir aujourd'hui, désolé les copains, j'écris ma chronique à l'arrache à 20h, le chef du web va me tuer, il est en charge de la relecture et, même en télétravail, il est un peu chon-chon de bosser tard. 


A demain !

Il ne me reste plus qu'à rentrer chez moi. J'éteins l'ordinateur jusqu'à demain, je traverse le séjour et m'affale dans le canapé. L'abîme de l'ennui me guette. Je vous laisse, je dois aller ranger le tiroir à chaussettes. Bonsoir.
 

A propos de l'auteur

Je suis journaliste à France 3 Lorraine, basé à Nancy. Quand je n'ai pas de caméra ou de micro dans les mains, je joue au snooker. Si vous ne savez pas ce qu'est le snooker, je ne peux plus rien pour vous. 
Essaie d'être féministe et écolo.
Twitter: @michaelmartinf3
Instagram: @michaelmartinf3

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