Corps démembré et décapité de Mont-Saint-Martin : appel lancé pour identifier la victime grâce à deux tatouages

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Le procureur de la République de Nancy, François Pérain, a tenu un point presse ce vendredi 23 septembre au sujet du corps de la jeune femme retrouvé lundi 19 septembre décapitée et démembrée à Mont-Saint-Martin. Il a présenté deux dessins de tatouages de la victime qui pourraient aider à l'identifier.

François Pérain, le procureur de la République de Nancy, a tenu un point presse ce vendredi 23 septembre 2022 au sujet du corps de la femme retrouvé lundi 19 septembre démembrée et sans tête à Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle).

"Il s'agit du corps d'une femme plutôt jeune" a confirmé François Pérain, "elle a un piercing au nombril et le corps n'a pas été dépecé sur place. L'autopsie vient de se terminer et ce tronc ne présente pas de plaies par arme blanche ou d'orifices de balles qui pourraient expliquer le décès. Il nous manque un élément essentiel, à savoir la tête. En son absence, on ne peut déterminer la cause du décès car la victime a pu être mortellement blessée à ce niveau."

"La victime présente deux tatouages" a ajouté François Pérain, "le premier, un tatouage 'kiko' à l'aine droite. Et un second, qui représente un poignard et une rose. Je présente ces dessins de tatouages pour permettre d'identifier la victime. C'est actuellement le principal objectif. Et ces éléments de tatouages sont importants pour permettre une identification." Un appel à témoins est lancé. Si vous reconnaissez l'un de ces tatouages, vous pouvez contacter les autorités au 03.90.23.13.00.

Toutes les hypothèses explorées

Concernant les hypothèses, elles sont toutes "explorées" selon le procureur : "le féminicide mais aussi, compte tenu de la proximité du Luxembourg et de la Belgique, la piste du meurtre d'une prostituée. Les auteurs pourraient s'être débarrassé du corps au premier endroit venu, une fois la frontière franchie. Des prélèvements ADN ont également eu lieu. Cela pourrait permettre l'identification à condition que cette victime ait été fichée dans les fichiers génétiques européens... Cette enquête va s'inscrire dans la durée. Un juge d'instruction sera saisi la semaine prochaine de ce meurtre."

Au sujet de la diffusion des images du corps de la jeune femme démembré et décapité, "sans doute enregistrées par une des personnes qui ont découvert ce corps avant l'intervention des services de police", le procureur a rappelé que diffuser ce type de vidéo "constitue une infraction pénale. La peine est de 15.000 euros d'amende. Nous avons ouvert une procédure pour identifier celui qui est à l'origine de cette diffusion."

Mettre fin aux rumeurs 

Lors de cette conférence de presse, le procureur est également revenu sur l'affaire du corps sans tête retrouvé dans la forêt domanial de Moyeuvre-Grande (Moselle). "Cette affaire n'a aucun rapport avec la découverte du corps de Mont-Saint-Martin" a précisé le procureur, "ce n'est pas la même temporalité et le corps de Moyeuvre a fortement été altéré par des animaux sauvages. Ce qui peut expliquer la disparition de la tête. Cette homme était gravement malade et il avait exprimé de tendances suicidaires. Il n'y a pas d'ouverture d'une procédure criminelle. Et on peut mettre fin aux rumeurs de l'existence d'un tueur en série". Un lien entre les deux affaires avait fortement été commenté sur les réseaux sociaux, certains internautes évoquant même l'existence d'un serial killer. Un démenti avait déjà été publié par la Gendarmerie.

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